Le dévouement a un nom: Guy Maguire
décembre 19, 2007 par Christian Lemelin
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Organisé, structuré, efficace, trouvez-en des qualificatifs du genre, ils s’aplliquent tous à Guy Maguire, webmestre du site veloptimum.net.
Curieux, il veut toujours apprendre, en savoir davantage.
Généreux et dévoué, il aime partager ses connaissances avec autrui.
Ce sont là les ingrédients qui ont servi à élaborer cet incroyable source d’information sur le vélo qu’est devenu le site qu’il a conçu (www.veloptimum.net).
Photo Louis Panneton-Maguire
Sa générosité et son dévouement ont stimulé, au fil des ans, «une dynamique de partage et d’échange», selon ses propres mots, que l’on pourrait citer en exemple, comme modèle à imiter, particulièrement dans les milieux où le travail bénévole est de rigueur.
Guy Maguire est très fier de cette complicité qu’il a soulevée parmi ceux qui sont associés, de près ou de loin, à la cause cycliste, au Québec. Dirigeants, organisateurs, athlètes, parents, ils sont de toutes les origines à nourrir et enrichir le site que gère cet ancien employé cadre de l’ONF.
«Des parents (de cyclistes) m’envoient même des photos de noces de leurs enfants!»
Veloptimum, c’est une banque d’informations sur le vélo. Un réservoir quasiment inépuisable. Constatez par vous-mêmes, fouillez un peu, vous allez voguer jusqu’aux petites heures du matin! Les rubriques sont nombreuses. L’actualité y est présente. Les athlètes y ont leur place dans un répertoire richement garni, continuellement mis à jour. Les liens avec des sites d’intérêt sont nombreux.
Bref, quand on veut savoir quelque chose sur le vélo, c’est là qu’il faut d’abord aller.
Bien organisé
S’il a fallu un nombre incalculable d’heures de travail pour en arriver à ce résultat, c’est surtout dans la bonne gestion de son temps qu’il a trouvé le secret d’une telle efficacité. «J’étais déjà très organisé, à mon travail, et ces habitudes, je les ai gardées depuis que je suis à la retraite (2001). Et je suis un lève-tôt, très tôt. Ça me permet de régler bien des petites affaires avant que la journée ne soit trop avancée.»
Chaque jour, il est à son poste. Il vérifie, scrute, surveille tout ce qui se passe sur la scène du vélo. On a l’impression que rien ne lui échappe.
Seuls moments de relâche: les vacances à vélo qu’il s’offre pendant la saison estivale. «Silence radio», dit-il de ces moments qu’il garde pour lui, juste pour lui (et les siens). Mais, n’ayez crainte, il reprend le temps perdu à son retour!
Qu’est-ce qui le motive? «D’abord et avant tout, je fais ça pour me faire plaisir. Le vélo me passionne. J’apprends beaucoup de choses que je peux, ensuite, partager avec ceux qui visitent mon site.» La dynamique du partage, qu’on disait.
Guy Maguire consacre de nombreuses heures à alimenter son site, mais jamais au détriment de ses autres passions, assure-t-il. «Dans ma vie, il y a une dimension familiale qui restera toujours très importante, omniprésente.»
Son épouse, Marthe, est une compagne qu’il respecte au plus haut point. «Beaucoup plus sportive que moi. C’est elle qui m’a amené au vélo.» Plus sportive? Notre homme a quand même trouvé le temps de s’envoyer 6900 kilomètres dans les jambes, en 2007! Ce n’est pas tout. Il rate rarement une journée de ski de fond - une autre passion - pendant la saison «morte». Et cette année, il est comblé!
Ses enfants, Stéphanie, Élise et Louis, sont tous, il va de soi, très actifs, sportifs jusqu’au bout des ongles. Il en sera sans doute de même avec la petite Ariane, fille de Stéphanie, qui aura bientôt deux ans.
Colossal
Comment perçoit-on Guy Maguire, dans le milieu cycliste? Les «admirateurs» sont nombreux. Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) est de ceux-là.
«Colossal! Incroyable! C’est pratiquement un travail à temps plein… qu’il fait de façon bénévole.
«Le site veloptimum.net et toutes ses ramifications sont devenus des incontournables. Quand, par exemple, vient le temps de monter le dossier d’un athlète, c’est LA source d’information par excellence. Tout est là», reconnaît Louis Barbeau.
«C’est un précieux outil de travail, pour nous. Une source intarissable. Il pourrait occuper son temps autrement. Nous sommes vraiment privilégiés de pouvoir compter sur lui.»
En guise de reconnaissance, la FQSC lui a remis un Prix Distinction, l’an passé, pour consacrer son apport à la cause cycliste, apport dont on souhaite profiter encore longtemps!
Avis au-x successeur-s et aux aspirants compétiteurs, la barre est haute!
P.S.: Au lendemain de la diffusion du dossier Geneviève Jeanson, à la télé de Radio-Canada, quelque 12 000 pages du site veloptimum.net ont été visitées. Une journée record!
Sécurité: capsule # 1
décembre 18, 2007 par Christian Lemelin
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Le Code de la sécurité routière du Québec, vous connaissez?
N’anticipons pas la réponse et, par le biais d’une série de capsules, faisons une revue commentée de certains articles qui s’adressent aux cyclistes qui empruntent les routes et autres voies cyclables du Québec.
Article 1. Le présent code régit l’utilisation des véhicules sur les chemins publics et, dans les cas mentionnés, sur certains chemins et terrains privés ainsi que la circulation des piétons sur les chemins publics.
La bicyclette est reconnue, de façon implicite, comme un véhicule que l’on peut utiliser sur les chemins publics. Donc, on ne le mentionne pas, dans ce premier article.
Par ailleurs, à l’article 499, on précise que: nul ne peut faire usage sur la chaussée de patins, de skis, d’une planche à roulettes ou d’un véhicule jouet.
Dans un bulletin de la ville de Montréal, on rappelle que: les adeptes du patin peuvent emprunter en toute légalité les voies cyclables. Ils doivent adopter les mêmes règles de conduite que les cyclistes (respecter les arrêts, donner priorité aux piétons, etc.). Cependant les planches à roulettes, les piétons, les chaises roulantes et les poussettes n’ont pas le droit de circuler sur les pistes cyclables. Deplus, il est interdit de circuler en patins dans les rues et sur les trottoirs de la ville.
Donc, les patins et les planches à roulettes sont interdits sur la chaussée? Mmm, ça ne paraît pas!
Le jeu du jeune enfant est devenu le travail d’un adulte déterminé
décembre 16, 2007 par Christian Lemelin
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Il en a parcouru, des kilomètres, depuis que, pour s’amuser, à deux ans et demie, il a enfourché une bicyclette pour la première fois.
Il en a vécu, des émotions, depuis ses premières courses de BMX, à l’âge de sept ans, et, plus tard, ses premières victoires sur route.
Mais jamais autant qu’en ce jour de septembre 2002, alors qu’il a vaincu le septuple gagnant du Tour de France, l’Américain Lance Armstrong, au Grand Prix de San Francisco.
Charles Dionne n’oubliera jamais cette victoire. «C’est sûr que c’est une de mes courses préférées. Devant 500 000 personnes, aux côtés de Lance Armstrong. Wow! Je lui ai presque demandé son autographe, à la ligne de départ!» Pourtant, le jeune coureur de 23 ans que presque personne ne connaissait a vaincu, ce jour-là, au sprint final, l’un des plus grands coureurs cyclistes de tous les temps.
Deux ans plus tard, il a confirmé ses grandes qualités de coureur en remportant, une autre fois, le Grand Prix de San Francisco. Seul, cette fois, au fil d’arrivée.
Conférencier invité au diner bénéfice du club Élicycle, Charles Dionne n’a eu aucune difficulté à capter et retenir l’attention des 53 braves qui ont affronté la tempête, en ce dimanche 16 décembre, à Québec.
Maintenant associé au club Successful Living, basé à Ventura, en Californie, le coureur de Saint-Rédempteur, près de Québec, a abordé plusieurs sujets reliés à son cheminement dans l’univers du vélo, ce jeu qui, au fil des ans, est devenu son gagne-pain. Les classiques européennes, les circuits américains, sa préparation pour les courses, son entraînement hors-saison, tout y est passé. Même la blessure qui l’a chassé de l’équipe Saunier Duval, en 2006. Une blessure d’usure causée par la position penchée du coureur, ce qui provoque une obstruction artérielle, donc un problème de circulation sanguine. Un spécialiste espagnol ferré en la matière a corrigé la situation. «Il a traité environ 200 cyclistes qui avaient le même problème que moi.» Maintenant, tout est rentré dans l’ordre et il se sent fin prêt pour connaître, en 2008, la meilleure saison de sa carrière.
Difficile de rencontrer Charles Dionne sans aborder la question du dopage. Il devance même les questions sur le sujet car, afirme-t-il, c’est un peu la situation tordue que l’on connaît en Europe qui le tient de ce côté-ci de l’Atlantique. «Oui, ça m’intéresse d’y retourner. Le Tour de France, entre autres, c’est encore un rêve, un objectif que j’aimerais atteindre. Mais je ne suis pas pressé. Si ça s’améliore, au niveau du dopage, je ne dis pas non.»
Il a de bonnes conditions, en sol américain et, ajoute-t-il, «c’est très propre. Nous sommes surveillés de près». Il y a également tous ces gens qui le supportent, qui l’encouragent, qu’il ne voudrait surtout pas trahir.
Comment réagit-il au récent scandale qui a frappé le baseball majeur? «Je ne souhaite pas de mal à quiconque, mais, dans un sens, je suis content que ça sorte. Ça démontre que les autres sports professionnels sont sérieusement touchés par le dopage. Pas juste le cyclisme.»
Les révélations du rapport Mitchell, qui nomme plus de 80 joueurs du baseball majeur, et toutes ces histoires antérieurement dévoilées, vont-elles finir par donner des résultats? «J’espère que oui. Moi, en tout cas, je veux démontrer qu’il est possible d’atteindre de hauts niveaux de performance sans avoir recours aux produits dopants. Je veux démontrer aux jeunes que le dopage n’est pas la voie à emprunter pour avoir du succès. J’espère que les jeunes vont en tirer une bonne leçon.»
Ces mots, il les a prononcés souvent, ces derniers temps, mais, devant les jeunes qui étaient présents, il ne s’est pas fait prier pour les répéter.
Charles Dionne renouera avec la compétition en février, avec des courses aux États-Unis et, plus tard, quelques-unes en sol européen. L’un de ses objectifs, pour 2008, reste sa participation aux Jeux olympiques de Pékin. Avec de bons résultats, d’ici là, il sera difficile de l’oublier.
En vrac
Faisant allusion à ce que Charles Dionne avait dit plus tôt, au sujet de Lance Armstrong, sur la ligne de départ, à San Francisco, sur un ton badin, une dame a posé la question: «est-ce qu’il t’a demandé ton autographe, après la course?» Ce qui, bien sûr, n’a pas manqué de dérider l’auditoire… La meilleure façon de se préparer à une course comme celle de San Francisco, c’est de s’entraîner dans les côtes du boulevard Champlain, à Québec, selon Charles Dionne. «Beaucoup de similitudes dans la longueur et l’inclinaison des pentes»… La différence entre les courses en Europe et celles aux États-Unis? «Pas tant au niveau de l’intensité et la qualité des coureurs que la longueur des courses. Des classiques de 220 à 260 km, c’est courant, en Europe. Aux États-Unis, on voit plutôt des courses de 160 à 180 km»… Sa vitesse la plus élevée: 116 km/h… Chris Horner est un coureur qui l’a beaucoup aidé, particulièrement lors de sa deuxième victoire, à San Francisco, en 2004… Chez Saunier Duval, chaque coureur avait droit à sept vélos pour la saison. Des bécanes à 10 000$! J’en veux une…
Audrey Bernard: et ça continue!
décembre 14, 2007 par Christian Lemelin
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La saison exceptionnelle que vient de connaître la Trifluvienne Audrey Bernard continue de rapporter des fruits.
Après sa nomination à titre d’athlète espoir féminin par excellence (route et piste), par la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), c’est au tour de la corporation du Gala Sport-hommage de la Mauricie de souligner ses performances remarquables, en 2007.
La voici donc en nomination pour le titre d’athlète par excellence de niveau québécois en compagnie de Marie-Pierre Bastrach (basketball), Alexandra Beaudoin (natation), Joanie Pothier (trampoline) et Marie-Pier Ratelle (natation).
Audrey Bernard a gagné 18 des 26 courses auxquelles elle a participé, en 2007, récoltant, au passage, quatre médailles d’or aux Jeux du Québec.
Le 26e Gala Sport-hommage de la Mauricie aura lieu au Centre sportif Alphonse-Desjardins, à Trois-Rivières, le samedi 19 janvier prochain.
Une virée vers le lac Sacacomie
décembre 12, 2007 par Christian Lemelin
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Deux jours de repos, pas de téléphone, pas de téléviseur, pas d’ordinateur. Inspirant!
Quand on remplace ces éléments par la montagne, l’air pur, la neige et un panorama à couper le souffle, on crée des conditions gagnantes pour imaginer un projet de randonnée à vélo hors de l’ordinaire.
De retour d’un vivifiant mais trop court séjour à Saint-Alexis-des-Monts, à l’hôtel Sacacomie, j’ai revu, dans ma tête, toutes ces belles côtes - 9 à 15% - que renfermait la dernière tranche du parcours menant à ce refuge récréotouristique aménagé il y a moins de dix ans.
J’en ai conclu, dans mon diabolique cerveau, qu’une virée dans ce beau coin de pays pourrait intéresser quelques amis cyclistes, enfin, ceux qui ne rechignent pas devant «quelques» difficultés.
Ma suggestion, à ce stade, bien sûr, n’a rien de coulé dans le béton. Elle pourrait se faire de plusieurs façons, avec des points de départ variés, sur une ou deux journées.
En version sur deux jours, de l’est, le départ pourrait se faire à Sainte-Anne-de-la-Pérade, pour un parcours total d’environ 125 km. De l’ouest, les participants pourraient s’élancer à partir de Repentigny. Dans les deux cas, la première tranche du parcours passe par la route 138, jusqu’à Louiseville. De là, direction nord, on s’engage sur la route 349, jusqu’à Saint-Alexis-des-Monts. Rien de compliqué.
Sur la route 138, dans les deux direcrions, aucune difficulté à signaler. La route 349, à part quelques petites montées et faux plats, ne présente pas de défi particulier. C’est à Saint-Alexis-des-Monts que le plaisir commence. Les cyclistes, réchauffés par quelque 110 km de route, s’engagent sur le chemin Saint-Olivier et son prolongement, le rang Sacacomie. Dans un enchaînement de courbes et de côtes plus ou moins longues, un intéressant défi se dresse devant les participants. Une dizaine de kilomètres pour tester les capacités de tout grimpeur qui se respecte… ou de tout candidat à ce statut.
La récompense, c’est à l’arrivée, au lac Sacacomie et à l’hôtel du même nom, qu’on la goûte. Dans sa version de deux jours, on se retrouve dans un endroit des plus pittoresque où l’on peut jouir d’une table exceptionnelle et compléter la journée avec un repos bien mérité… et essentiel. N’oublions pas qu’il faudra se taper le retour!
Total, pour deux jours, environ 250 km.
En version écourtée, le départ se ferait de Louiseville pour un aller-retour dans la même journée et pause pour le lunch au lac Sacacomie. Total: environ 110 km.
Si certains, parmi vous, ont déjà fait ce parcours ou quelque chose qui y ressemble, j’aimerais que vous partagiez vos impressions avec nos lecteurs pour, ainsi, établir un programme approprié pour une telle randonnée.
Et si l’envie de participer à une telle activité vous intéresse, faites-moi signe (clemelin@sommetduvelo.com), on pourra former une petite équipe pour planifier tout ça.
L’image ou la raison?
décembre 8, 2007 par Christian Lemelin
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Dans une conversation, ça paraît toujours bien de lancer, comme ça, que «mon vélo est monté en Record». Campagnolo, on avait deviné.
La plèbe se contentera, elle, d’afficher sa réussite avec un Shimano Dura Ace, le nouveau SRAM Force ou un modèle «inférieur» de la marque italienne.
Mais, au-delà des apparences, au-delà de l’image que l’on veut projeter, il faut parfois revenir à des valeurs un peu plus modestes, se contenter de produits éprouvés mais plus accessibles. Pour le portefeuille, du moins.
Dans un récent article, j’ai parlé de la pertinence d’équiper son vélo d’un groupe SRAM Rival, de préférence au modèle Force, parce que, à mon avis, le rapport poids/qualité/prix ne justifiait pas nécessairement le choix du second. Tant qu’à mettre le paquet, tant qu’à vouloir en mettre plein la vue, aussi bien patienter et opter pour le SRAM Red!
On pourrait vivre une situation similaire, dorénavant, avec la famille Shimano, qui vient de lancer le groupe Ultegra SL. Moins cher que le Dura Ace, le groupe Ultegra SL concède moins de 110 grammes à son grand frère et, par rapport à la mouture régulière, le groupe Ultegra standard, il a subi une cure minceur de 92 grammes.
Reconnue pour sa fiabilité, la série Ultegra a toujours représenté un excellent compromis pour ceux qui n’avaient pas les moyens ou carrément pas envie de se payer la gamme supérieure. Sa douceur de fonctionnement, ses changements de vitesse rapides, ses manivelles rigides et son freinage rassurant ont toujours été appréciés de ceux qui en ont fait l’usage.
Toutes ces caractéristiques, évidemment, se retrouvent sur la nouvelle série SL, avec une perte de poids que les «weight watchers» vont savourer.
Pour le démarquer de son jumeau, Shimano a donné une couleur plus soutenue, plus sombre, au groupe SL. Une espèce de gris glacé. Certains vont aimer, d’autres non. Sur un vélo blanc ou très pâle, sur un cadre métallique en aluminium ou en titane, le coup d’oeil devrait être intéressant. Mais, encore là, c’est une question de goût. Y’en a qui achètent des Hummer! Et les saprées tendances que, parfois, il ne faut pas trop braver.
Un bémol qui persiste, chez Shimano: la présence des câbles sur le devant du cintre. Ça reste efficace, mais, si on revient aux tendances, ce n’est vraiment pas dedans!
Ceci étant, le groupe Ultegra SL devrait faire un tabac, en 2008, et reléguer la version standard aux oubliettes. Quant au modèle Dura Ace, même réflexion que celle faite à l’endroit de SRAM (Force ou Rival) et, à la rigueur, que l’on pourrait faire envers Campagnolo (Record ou Chorus): est-ce vraiment nécessaire?
La parole à Charles Dionne…
décembre 5, 2007 par Christian Lemelin
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Le nom, à lui seul, évoque de beaux exploits, de grandes victoires. Quand on parle de Charles Dionne, on pense vélo. Pas juste les fanas ou les accros, tout le monde a déjà entendu parler de lui.
Le dimanche 16 décembre, à 12 heures (midi), c’est lui-même qui, cette fois, va prendre la parole.
Invité par le club cycliste Élicycle, le coureur de Saint-Rédempteur vous entretiendra des faits marquants de sa carrière, tant sur la scène locale, nationale qu’internationale, lors d’une conférence dont les profits seront versés au club dirigé par Jean-Yves Labonté. Sa victoire sur Lance Armstrong (15 septembre 2002) sera également présentée sur grand écran.
Un compte-rendu de la conférence vous sera livré dans cette page, le lundi 17 décembre.
Charles Dionne fait maintenant partie de l’équipe californienne Successful Living. En 2008, il participera à des compétitions d’envergure en Amérique du Nord et en Europe, sans oublier le Tour de Beauce et les championnats canadiens. Également dans sa mire: les Jeux olympiques de Pékin.
Le club Élicycle, dont le président est Lucien Dionne, contribue activement au développement des coureurs et des coureuses de la région de Québec depuis plusieurs années. Il entreprendra, en 2008, sa quatorzième saison d’opération.
Conférence de Charles Dionne
Quand: le dimanche 16 décembre 2007, à 12 heures (midi).
Où: Bar La P’tite Grenouille, 5350, boul. Henri-Bourassa, secteur Charlesbourg de la ville de Québec.
Coût: 20$ (un goûter sera servi).
Billets disponibles chez de nombreux marchands de vélo de la région de Québec.
Informations et réservations: 623-0852.
200 km à vélo pour une bonne cause
décembre 4, 2007 par Christian Lemelin
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Le Parc des Laurentides! Qui n’a pas rêvé. de le traverser à vélo… en une seule journée!
Vous aurez l’opportunité de le faire, le samedi 9 août prochain, lors du quatrième Défi Léonie William, un évènement qui supporte la cause des enfants et des adultes atteints de fibrose kystique.
En trois ans, grâce à de nombreux amis, bénévoles, collaborateurs et généreux donateurs, les organisateurs du Défi ont remis 115 000$ à des oeuvres vouées à la cause mentionnée précédemment et à quelques autres organismes qui viennent en aide aux enfants malades. Année record, en 2007, on a ramassé plus de 51 000$!
Un défi, vous dites? Le samedi 18 août dernier, les participants, une trentaine, dont l’auteur de ces lignes, ont dû affronter les éléments - pluie et froid - pendant les deux tiers du parcours de 200 km. À un point tel que, dans les hauteurs du Parc des Laurentides, on aurait cru que la neige était sur le point de nous tomber dessus!
Mais c’était là un bien léger fardeau quand on pense à tous ceux qui doivent vivre et se débattre, quotidiennement, avec une implacable maladie telle que la fibrose kystique.
Vos jambes frétillent? Cette cause vous préoccupe? Ça vous intéresse d’en savoir un peu plus et, peut-être, de participer au Défi Léonie William 2008? Consultez le site www.defileoniewilliam.org .
Que le Force soit avec vous!
décembre 3, 2007 par Christian Lemelin
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Halte-là! N’allez pas conclure que pareil titre représente une prise de position envers le groupe de route SRAM Force, qui est apparu cette année sur le marché québécois.
Il s’agit plutôt d’un médiocre jeu de mots, je l’avoue, pour attirer l’attention et lancer avec un peu d’humour nos analyses des produits qui se retrouvent chez les vélocistes de chez nous.
Dès le mois d’avril, quelques cyclistes m’ont demandé si j’avais une opinion sur ces nouveaux produits SRAM (Force et Rival). Bien sûr que non!
J’avais lu quelques articles sur le sujet, mais de là à me faire une opinion, sans essayer, il y avait un pas que, évidemment, je n’avais pas envie de franchir. D’ailleurs, qu’on le sache, mon opinion n’est pas meilleure que celle de tout autre cycliste plus ou moins expérimenté. Je ne jouerai jamais les «Jos Connaissant» ou les gourous que l’on doit suivre aveuglément. La science infuse ne passe pas par ici.
Mais puisque je suis curieux et que j’avais l’occasion de monter un nouveau vélo en titane avec les composantes de mon choix, j’ai opté pour le groupe SRAM Force. Mon ancien vélo était (il l’est encore!) équipé d’un groupe Shimano Dura Ace. J’avais donc la possibilité de me faire une idée, de faire des comparaisons.
Au départ, ce sont deux produits de très haute qualité, mais pour ne pas tourner autour du pot, je dirai que je n’ai pas été vraiment impressionné par le fonctionnement du groupe Force, particulèrement au niveau du dérailleur avant. La course de la manette, particulièrement pour les cyclistes qui, comme moi, ont de petites mains, est un peu trop longue à mon goût. À un point tel que j’ai remis en doute mes capacités - modestes - de mécano et que j’ai repris l’ajustement de mon dérailleur avant au moins cinq fois pendant la saison. Peut-être, aussi, suis-je un peu trop capricieux. Avec le Dura Ace, c’est clic-clic, et on change de plateau en moins de deux, sans effort.
Pour le reste, rien à redire, le système double tap (changement de vitesse dans les deux sens avec poussés (2) dans une seule direction), la véritable innovation chez SRAM, est agréable à utiliser. On s’y habitue rapidement.
L’ergonomie des manettes s’affiche au premier coup d’oeil avec la courbure des poignées. Après quelque 3000 km, je peux les qualifier de très confortables. Mais je rappelle qu’il s’agit là d’une opinion tout à fait personnelle.
L’élément le plus intéressant de la famille SRAM c’est son poids. Avis à ceux qui en font une maladie! Le SRAM Force est plus léger que le Dura Ace, ce qui permet de rogner quelques dizaines de grammes à une monture qu’on veut alléger à tout prix.
Doit-on recommander l’achat d’un groupe SRAM Force? Je dirais que, comme c’est le cas de Shimano avec le Dura Ace et le nouveau Ultegra SL, vos priorités et votre budget guideront votre choix.
Le SRAM Rival pourrait être un très bon compromis car il ne pèse que 134 grammes de plus que son grand frère et il coûte beaucoup moins cher.
Mais si vous pensez légèreté et que vos poches sont profondes, attendez un peu et offrez-vous ce que plusieurs présentent déjà comme la crème de la crème, le SRAM Red (voir autre texte).
Voir la vie en Red
décembre 3, 2007 par Christian Lemelin
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SRAM vient de lancer une nouvelle gamme de composantes pour les vélos de route et avant même que la poussière ne retombe, on revient à la charge avec le groupe Red.
On assure que les petits irritants qui avaient été perçus par de nombreux utilisateurs sur les séries Force et Rival ont été éliminés par les ingénieurs qui ont conçu la nouvelle gamme Red.
Un mariage de carbone, de titane et de céramique ainsi qu’un usinage à la fine pointe de la technologie CNC (usinage à commande numérique par calculateur ou sous la conduite et le contrôle d’un ordinateur) auront permis de réaliser «l’irréalisable».
Les Européens, plus veinards que nous, ont eu l’occasion d’en faire brièvement l’essai lors du Salon Eurobike 2007 et ils ont été conquis. Le magazine Le Cycle en parle dans son numéro d’octobre.
Mais il y a un prix, pour tout ça: plus de 3000$!

