Sécurité: capsule # 18
avril 30, 2008 par Christian Lemelin
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Le Code de la sécurité routière du Québec, vous connaissez?
Par le billet d’une série de capsules, au cours des dernières semaines, nous avons fait une revue commentée des articles qui s’adressent aux cyclistes qui circulent sur les routes du Québec.
Si ces cyclistes ont des droits, ils ont aussi des obligations, notamment, envers les piétons. La teneur des articles 408, 409 et 410 le rappellent clairement.
Article 408. Le conducteur d’un véhicule routier ou d’une bicyclette doit céder le passage à un piéton qui traverse en face d’un feu blanc ou d’un feu clignotant de piétons.
Article 409. À une intersection réglementée par des feux de circulation, le conducteur d’un véhicule routier ou d’une bicyclette doit céder le passage à un piéton qui fait face à un feu vert.
Article 410. Lorsqu’un piéton s’engage dans un passage pour piétons, le conducteur d’un véhicule routier doit immobiliser son véhicule et lui permettre de traverser et le conducteur d’une bicyclette doit également lui permettre de traverser.
Dans le cas des passages pour piétons, certaines municipalités ont décidé d’aller plus loin et appliquent la règle avec sévérité, indiquant même le montant de l’amende sur leurs panneaux de signalisation.
La prudence et la courtoisie ont parfois besoin d’un petit coup de pouce, les usagers, d’un bon coup de pied (vous savez où)!
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Beauce: un club en plein développement
avril 29, 2008 par Christian Lemelin
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On connaît les Beaucerons. Laborieux, industrieux, leur réputation n’est plus à faire. Ils entreprennent et, règle générale, ils réussissent!
Leur Tour cycliste en est un bel exemple. La Beauce est devenue une terre de prédilection pour l’organisation de grandes compétitions sur deux roues.
Pendant de longues années, toutefois, les jeunes cyclistes de la région ne pouvaient bénéficier d’un encadrement convenable, d’un club bien structuré qui leur permettrait de développer leurs aptitudes et espérer, un jour, participer à ces grandes épreuves qui passaient devant leurs portes.
Reconnue pour son dévouement, son engagement dans la communauté, Suzie Roy a décidé de corriger la situation. Il fallait doter Saint-Georges et les municipalité avoisinantes d’un club digne de ce nom. Avec la complicité de Claude Rodrigue, Claude Quirion, Roger Lessard, Bernard Poulin et Louis Bégin, le Club cycliste de Beauce était lancé.
Le départ s’est fait modestement, dans l’ombre. Pendant près de trois ans, Roger Lessard, dans son rôle d’entraîneur, a permis au club de se développer et, en 2007, il a fait son entrée dans le circuit québécois. «Le club comptait 21 membres, l’an passé, et, cette année (1er avril), nous en avons déjà une quinzaine. Nous comptons sur un camp d’été intégré aux activités de la ville de Saint-Georges pour gonfler nos effectifs. S’ils aiment leur expérience au camp, on leur fait une place», explique le président du club, Louis Bégin.
Six jeunes, sont allés aux Jeux du Québec 2007, à Sept-Îles: Vincent Flamand Ladouceur, Gabrielle Flamand Ladouceur, David Drouin, Tommy Drouin, Jean-Philippe Drouin et Darya DeBeaumont. Ils faisaient partie de l’équipe représentant la région de Chaudière-Appalaches.
Exemple du potentiel que l’on retrouve au sein du club, David Drouin, de Saint-Prosper, a connu une très bonne saison, en 2007, chez les pee wee. Deuxième au cumulatif lors du Grand Prix Alcoa, troisième au cumulatif lors du Tour de la Relève Desjardins, il s’est classé quatrième, dans la course sur route, au championnat québécois espoir.
«Le club est bien appuyé par la communauté des affaires de la région», insiste Louis Bégin. Ça lui permet d’avoir les coudées franches et, en plus de sa mission dans le cyclisme sur route, de contribuer au développement du sentier de vélo de montagne de Saint-Georges.
Dans un avenir pas si lointain, on pourrait revoir des coureurs de la Beauce dans les grandes épreuves qui sont disputées au Québec… et à l’étranger.
Quelques membres du Club cycliste de Beauce, saison 2007. Devant: Nicholas Turcotte, Darya DeBeaumont, Anthony Larivière, Tommy Drouin, David Drouin et Louis-David Poulin. Derrière: Guillaume Bilodeau, Jean-Philippe Drouin, Marie-Andrée Bégin, Gabrielle Flamand Ladouceur, Geneviève Bilodeau et l’entraîneur, Roger Lessard.
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Le Tour de l’Île d’Orléans: un incontournable
avril 23, 2008 par Christian Lemelin
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L’Île d’Orléams! À défaut d’y habiter, on aime bien la visiter, y rouler librement, le nez en l’air, les yeux grand ouverts, pour sentir et voir tout ce qu’il y a de bon et de beau autour de soi.
En cette année de célébration, dans la région de Québec, on pourra s’y rendre et faire la boucle (67 km) dans une ambiance encore plus animée, le samedi 1er juin, lors du Tour de l’Île d’Orléans du 400e.
L’équipe de Jacques Bouffard attend quelque 1000 cyclistes de tous les coins du Québec, à cette occasion. «Plusieurs en profitent pour venir passer quelques jours dans la région et, cette année, les célébrations du 400e, nous allons mettre plus d’emphase sur l’animation, ce qui rendra l’événement encore plus intéressant», promet l’organisateur du Tour.
Soucieux d’offrir un encadrement de qualité, l’organisation invite les cyclistes à s’inscrire sans tarder. «C’est très important de s’inscrire le plus tôt possible car ça nous permet de préparer adéquatement la logistique et de gérer le ravitaillement pour que chacun soit servi convenablement», mentionne Jacques Bouffard. Des incitatifs sont proposés pour accélérer les inscriptions . Ainsi, ceux et celles qui s’inscriront avant le 24 mai seront éligibles au tirage de prix de présence dont la valeur totale est de plus de 5000$.
Le Tour de l’Île d’Orléans du 400e continuera, par ailleurs, à épauler la jeunesse en remettant une bourse à un athlète prometteur et à deux projets locaux qui lui sont dédiés. En 2007, 12 300$ ont été remis, dont 5000$ à Marie-Christine Blouin, jeune championne de taekwon-do.
Un souper-bénéfice précédera l’événement, le jeudi 29 mai. Les convives auront droit à un festin de homard et de crabe, à volonté… Vin compris!
Cette année, la présidence d’honneur du Tour a été confiée à Monsieur Raymond Bernier, ancien député de Montmorency, maintenant directeur de cabinet au ministère québécois des Relations internationales.
L’activité s’adresse à toutes les catégories de cyclistes.
Pour plus d’informations:
418-956-4100 ou 1-888-687-4534
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Vitesse des vélos: des règlements inappliqués et inapplicables
avril 22, 2008 par Christian Lemelin
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Question d’un lecteur, il y a quelques semaines: est-ce qu’il y a des limites de vitesse, pour les vélos, sur les pistes cyclables?
La question est simple, la réponse aussi: oui. Mais, sur le terrain, dans la vraie vie, l’application est un peu plus compliquée, voire impossible.
«Au Québec, la circulation sur les voies publiques est régie par le Code de la sécurité routière. Les cyclistes sont donc soumis aux règles prévues par le code», indique Jacqueline Laliberté, spécialiste du vélo à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Quand la limite est de 50 km/h, elle s’applique à tous les usagers de la route. «Sur les pistes, en site propre, ça relève des municipalités. Elle peuvent donc imposer leurs propres règles. Mais comment peut-on imposer des limites et vérifier la vitesse d’un cycliste?», se demande-t-elle.
Aucun article, dans le Code de la sécurité routière, n’oblige le cycliste à doter son vélo d’un indicateur de vitesse. Faudrait commencer par là!
Mais il y a quand même des limites, de vitesse, dans certaines municipalités, ce que confirme Hervé Chapon, du service de l’aménagement du territoire de la ville de Québec (division du transport). «Il y a un règlement de la ville de Québec, adopté à l’époque de la Communauté urbaine, il y quelques années, qui impose une limite de 35 km/h sur les pistes de la ville, comme le Corridor des Cheminots et le Corridor du Littoral. Ce règlement visait surtout les vélos assistés électriquement car on craignait que leur présence ne perturbe la circulation sur les pistes. Ce règlement n’a pas encore été modifié. Le règlement est là, mais il n’y a pas de panneaux de signalisation le long de ces voies cyclables.»
Le comportement des cyclistes doit donc, pour le moment, être contrôlé par d’autres moyens. À Saint-Bruno, par exemple, 20 agents feront de la patrouille à vélo, pendant la saison estivale.
Certaines municipalités font appel à des organisations telles Vélo Sécur, pour assurer la sécurité des cyclistes sur leur territoire. Fondée à Sherbrooke, il y a 15 ans, l’entreprise dirigée par Daniel Dion, est présente dans huit régions du Québec. Les patrouilleurs de Vélo Sécur, étudiants en technique policière, ne sont pas là, cependant, pour faire appliquer les règlements, pour jouer le rôle des policiers. «Nos patrouilleurs font de l’encadrement, de la sensibilisation sur la bonne conduite, la courtoisie… Ils peuvent, au besoin, faire du dépannage ou offrir les premiers soins à ceux qui ont été victime d’un malaise ou d’un accident. C’est, avant tout, un service de prévention, complémentaire à celui des policiers», explique Daniel Dion.
Quant aux limites de vitesse, même constatation. Elles sont difficilement applicables. «Les règlements municipaux, souvent, ne sont pas harmonisés avec ceux du Code de la sécurité routière. Ainsi, on prévoit des amendes de 100$, dans certains cas, alors que le Code, pour la même infraction, en prévoit une de 15$ à 30$. Dans de telles conditions, les policiers ne sont pas enclins à donner des contraventions…», convient M. Dion.
Conclusion? Encore une fois, il faut faire appel au jugement des cyclistes. Si la limite de vitesse est difficilement applicable, la conduite dangereuse, quant à elle, reste inacceptable.
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Le Vélo Vert fête ses 10 ans
avril 15, 2008 par Christian Lemelin
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Depuis 1998, Le Vélo Vert est synonyme d’engagement social et environnemental.
L’organisme à but non lucratif de Québec, fondé par Guy Lessard, offre une formation de qualité et une expérience concrète, «dans un contexte de travail réel», à des gens qui ont besoin d’un petit coup de pouce pour se faire une place dans la société. En termes plus académiques, on les décrit comme «des personnes rencontrant des difficultés d’ordre socioprofessionnel».
Par quel moyen? Par le recyclage de vieux vélos qu’on remet en bon état. Plus de 2000 par année!
En moyenne, environ 65 candidats entreprennent, annuellement, le parcours de formation centrée sur le vélo. «Entre 12 et 14 d’entre eux complètent le programme de 26 semaines et, de ce nombre, au fil des ans, 77% ont trouvé un emploi. Jusqu’ici, en 2008, nous avons déjà 17 finissants et 14 ont trouvé du boulot. C’est notre meilleure année», révèle le directeur général du Vélo Vert, Jean Robert.
Le recyclage de vélos, adossé à un programme d’intégration sociale, n’est toutefois pas un gage absolu de rentabilité. Toute entreprise d’économie sociale doit trouver des moyens d’assurer sa survie et sa croissance, au-delà des programmes gouvernementaux déjà consentis. «L’entreprise de recyclage est déficitaire, avoue Jean Robert. Nous misons maintenant sur la diversification de nos opérations en offrant une gamme de produits plus étendue.» Aux vélos recyclés de bonne qualité que l’on retrouve toujours en abondance sur le plancher, on a ajouté un bon choix de vélos neufs, d’accessoires variés et de produits quatre saisons.
Le Vélo Vert, dans le prolongement de sa mission environnementale, offre également des camps de découverte pour les jeunes de tous âges. L’environnement, la nature et l’activité physique y sont omniprésents. On offre aussi des camps plus techniques sur la pratique du vélo.
Pour souligner son dixième anniversaire, Le Vélo Vert tiendra une journée portes ouvertes (3030, boul. Sainte-Anne), le vendredi 6 juin prochain. Le lendemain, c’est vers la Baie de Beauport que se déplaceront les célébrations.
D’ici là, si vous avez un vieux vélo, donnez-lui une seconde vie en l’offrant à l’équipe du Vélo Vert. L’environnement ne s’en portera que mieux. Des jeunes en quête de compétences en tireront, également, des bénéfices appréciables.
Le fondateur
Pour sa part, s’il a quitté l’entreprise qu’il a fondée, Guy Lessard reste toujours motivé par la formation et l’intégration sociale. Il est maintenant en charge de l’atelier d’acquisition de compétences du Centre de détention de Québec.
Pour en savoir davantage sur Le Vélo Vert:
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Début de saison retardé
avril 14, 2008 par Christian Lemelin
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Il fallait s’y attendre. Le Grand Prix de Pont-Rouge, première épreuve du circuit québécois de courses sur route, ne sera pas présenté, comme c’était prévu, dimanche prochain, 20 avril.
Il prendra plutôt l’affiche (juniors, seniors maîtres H-F) le samedi 14 juin, à la place du Grand Prix de Neuville. Les jeunes (pee wee, minimes et cadets) se rendront, pour leur part, à Trois-Rivières, pour participer au critérium de la Virée du Maire.
L’interminable hiver qu’a subi le Québec, particulièrement dans la région de la Capitale. aura empêché les équipes affectées aux travaux publics de rendre le parcours sécuritaire pour les cyclistes qui l’auraient emprunté.
Personne, du côté de l’organisation, du Ministère des Transports et de la Fédération québécoise des sports cyclistes ne pouvait et ne voulait assumer la responsabilité de faire courir les cyclistes dans des conditions inappropriées. Avec raison.
La circulation, peu importe le moyen utilisé, est encore périlleuse, en certains endroits. Les accotements ne sont pas en bon état et, pour des raisons faciles à comprendre, plusieurs trous et fissures n’ont pas encore été réparés. Quoiqu’il en soit, les hauts bancs de neige, qui n’auront certainement pas tous disparu en quelques jours, n’ont rien de bien inspirant.
La saison de courses sur route sera donc lancée, avec une semaine de retard, le dimanche 27 avril, à Sainte-Martine.
Les coureurs de 17 ans et plus n’auront pas tout perdu car, suite à l’initiative de Louis Garneau, une nouvelle épreuve figure au calendrier, le Défi Alexandre-Morin, qui sera présenté dans le Parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures, le samedi 7 juin.
Christopher Bernard, un cycliste qui connaît la musique!
avril 10, 2008 par Christian Lemelin
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Étudiant de niveau secondaire IV, concentration musique (trompette), pour ajouter quelques cordes à son arc, il a décidé d’apprendre la guitare - autodidacte, dans ce cas.
Il aime tous les styles de musique, dont le jazz, sans négliger, bien sûr, tout ce qui est «hot» auprès des jeunes de son âge.
Ma sa vraie passion, la voie qui lui permet davantage de s’affirmer, de se dépasser, c’est le vélo.
À sa deuxième saison chez les cadets, Christopher Bernard sera sans doute l’un des coureurs à surveiller, dans cette catégorie, cet été. Vainqueur au Grand-Prix de Saint-Raymond, 11e sur route et 7e au contre-la-montre, lors des Championnats québécois espoir 2007, Christopher peut envisager l’année 2008 avec optimisme. «Le Championnat québécois, c’est un rêve que je me permets de caresser, mais mon approche sera d’y aller course par course, en affichant un peu plus d’agressivité», dit-il, conscient que la lutte sera vive tout au long du calendrier. «Chez les cadets, la compétition était très serrée, l’an passé. Il y avait toujours huit à dix coureurs qui pouvaient aspirer au podium», poursuit-il. Cette année, il entend bien faire partie de ce groupe, lors des épreuves du circuit québécois.
À son avis, Jean-Samuel Deshaies (Amos) et Frédéric Poisson (Trois-Rivières) seront les deux coureurs que l’on verra le plus souvent au devant du peloton. Pour se retrouver avec eux, il mettra un peu plus d’emphase sur le contre-la-montre, sachant que c’est là qu’il pourrait se démarquer.
À plus long terme, il aimerait bien se retrouver au sein de l’équipe du Québec, participer à des épreuves de haut niveau comme le Tour de Beauce, mais il reste modeste dans ses ambitions un peu plus lointaines. Peut-être que, dans quelques années, le musicien ressurgira et l’incitera, alors, à faire carrière sur un autre plateau. On verra…
>>> Au cours de l’hiver, Christopher Bernard a profité des installations intérieures de l’UQTR pour s’entraîner. «Comme tout le monde, au Québec, je n’ai pas vraiment eu la possibilité de rouler à l’extérieur, ce printemps, mais, dans les circonstances, je crois avoir gardé une assez bonne forme physique.»
>>> Peut-on parler d’intimidation, en course, chez les cadets? «Pas vraiment, dit Christopher Bernard. Les gars sont agressifs, il y a parfois des gros mots qui sortent, mais on ne peut parler de grande rivalité. Ça ne va pas au-delà de la course. Quand c’est terminé, les gars se côtoient sans problème.»
>>> La grimpe, ça t’allume? «Je peux me débrouiller dans les courtes ascensions, mais je me vois plutôt comme un bon rouleur ou un sprinteur qu’un bon grimpeur», prétend le frère aîné d’Audrey, championne chez les minimes en 2007.
>>> Et la piste? «C’est là qu’on redécouvre son coup de pédale. C’est un autre monde… Mais le circuit n’est pas vraiment développé…»
>>> Diabétique, Christopher Bernard a appris à bien gérer la situation, avec discipline. Parce qu’ils apprécient sa détermination, l’organisme Diabète Mauricie et la compagnie Lifescan se sont rangés derrière lui en tant que commanditaires. Lifescan lui fournit du matériel qui l’aide à contrôler le taux de sucre dans son sang.
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Sécurité: capsule # 17
avril 9, 2008 par Christian Lemelin
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Le Code de la sécurité routière du Québec, vous connaissez?
Peut-être un peu mieux, espérons-le, si vous avez suivi cette série qui passe en revue certains articles qui s’adressent, plus particulièrement, aux cyclistes qui empruntent les routes du Québec.
Parfois, on se doute que la règle existe, cette série le confirme!
Article 406. Le conducteur d’un véhicule routier ou d’une bicyclette doit faciliter le passage d’un véhicule d’urgence dont les signaux lumineux ou sonores sont en marche, en réduisant la vitesse de son véhicule, en serrant à droite le plus possible et, si nécessaire, en immobilisant son véhicule.
La plupart des règles régissant la circulation routière s’appliquent, uniformément, à tous les usagers. Arrêts, feux de signalisation, priorité de passage, etc… même les cyclistes doivent s’y conformer. Une ambulance s’en vient, on se tasse! Le vélo a beau prendre peu de place, les véhicules d’urgence ont priorité.
S’il prend peu de place, il est également, en certaines circonstances, moins visible. Devant le camion du service des incendies qui file à vive allure, le cycliste ne fait pas le poids.
Avis à ceux qui s’entêtent de rouler avec un baladeur - interdit et passible d’une amende de 30$ à 60$ - et qui agissent comme si rien n’existait autour d’eux.
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Le port du casque au Québec: on s’en va vers 40 %
avril 8, 2008 par Christian Lemelin
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Le Québec a souvent misé sur l’information, la sensibilisation et l’éducation, en matière de sécurité.
Le port du casque, par les cyclistes, devait passer par cette voie. La coercition, non merci!
Selon les apparences, selon les constations que l’on peut faire, sur le terrain, on voit que le message a fait du chemin.
Or, quelle ne fut pas ma surprise - partagée par de nombreux observateurs - il y a quelques semaines, quand j’ai lu une dépêche venant d’Europe qui statuait que le port du casque de sécurité, au Québec, était encore loin de la pratique généralisée.
Voici ce que disait ette dépêche de RTLinfo.be. «Au Québec, on a préféré mener des campagnes d’information au port obligatoire du casque, ce qui n’a pas incité les cyclistes à en acquérir un. Seuls 29 % d’entre eux portent un casque à vélo, et le taux tombe à 20 % chez les 10-15 ans.»
Quoi? 29 % et 20 %? Ces chiffres m’ont jeté en bas de ma chaise. Je croyais pourtant voir des casques partout, autour de moi. Tant à Vélo Québec Association, où le directeur général, Jean-François Pronovost, s’est posé de sérieuses questions sur l’origine de ces chiffres, qu’à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), on s’est empressé d’affirmer que la réalité, sans être totalement satisfaisante, est beaucoup plus positive. Selon Jacqueline Laliberté, spécialiste du vélo, à la SAAQ, «le dernier relevé (2006) montre que le port du casque rejoint un peu plus de 37 % des cyclistes. On est parti de zéro et on se dirige vers 40 %. C’est encourageant», indique Madame Laliberté.
Commandée par la SAAQ, Enquête 2006 sur le port du casque de sécurité, sous la direction de Mario Montégiani, apporte d’intéressantes précisions, sur cette pratique, au Québec.
Les statistiques, basées sur 12 745 cyclistes, dans 13 régions du Québec, démontrent que 37,2 % des cyclistes québécois portaient le casque, en 2006. En 2000, le pourcentage était de 25,4 %. Il est passé à 28,6 %, en 2002 et à 36,6 %, en 2004. Nettement mieux que les données avancées par nos amis d’outre-Atlantique.
Ces chiffres, donc, s’ils sont encourageants, démontrent qu’il y a encore de la place à de l’amélioration, mais, aussi, qu’on a fait des pas de géant, à ce chapître, en moins d’une dizaine d’années.
Le casque a démontré son efficacité, de nombreuses études en ayant fait état. Il faut continuer de passer le message… et prêcher par l’exemple.
¤¤ L’Outaouais est la région du Québec où le port du casque est le plus répandu: 53,4 %. La région la plus récalcitrante? Le Centre du Québec: 14,1 %. À Montréal et Québec, on est un peu en haut de la moyenne à 40 % et 41,8 %, respectivement.
¤¤ Les femmes sont plus sages que les hommes: 47 % contre 36 %.
¤¤ Selon l’âge: 5-9 ans = 57 %; 10-15 ans = 27 %; 16 - 24 ans = 24 %; 25 ans et + = 45 %.
Pour en savoir davantage, à ce sujet, on peut consulter le rapport à: http://www.saaq.gouv.qc.ca/publications/dossiers_etudes/rapp_velo_2006.pdf .
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Audrey met toutes les chances de son bord
avril 3, 2008 par Christian Lemelin
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Québec, le samedi 29 mars, 9h45. Dehors, la chaussée est couverte de neige. Dans de telles conditions, habituellement, on ne pense pas au vélo.
Pourtant…
À l’agenda, ce matin, coup de téléphone à Audrey Bernard, espoir féminin du cyclisme sur route, dont l’entraînement est maintenant supervisé par Pierre Hutsebaut (Peak Centre de haute performance).
Pas surprenant, donc, avec ce décor hivernal persistant, que tous les cyclistes québécois, compétiteurs ou non, commencent de s’impatienter. Audrey Bernard ne fait pas exception.
«Je n’ai pas roulé très souvent», avoue-t-elle, même si, à son programme d’entraînement, on prévoyait quelques sorties pour, au moins, délier les jambes. Évidemment, elle n’est pas restée inactive pour autant. Le rouleau, le ballon d’exercice, la raquette et même le hockey, entre autres, vont contribuer à la préparer adéquatement pour la saison qui, incroyable mais vrai, approche à grands pas.
«Avant, ma préparation n’était pas compliquée, je faisais juste du vélo… Le programme actuel est beaucoup plus complet.» Plus méthodique et basé, avant tout, sur des objectifs à longs termes.
Après une saison exceptionnelle, en 2007, Audrey change de catégorie. Chez les cadets, elle se mesurera à des rivales qui ont une année d’expérience derrière elles. À ce niveau, à cet âge (15 ans), une année, c’est énorme! Elle travaillera donc en fonction d’un développement progressif qui devrait lui permettre d’atteindre le sommet de sa forme dans le dernier droit de la saison. «L’objectif, pour cette année, c’est d’être à mon meilleur aux championnats québécois espoir», qui auront lieu en Beauce, en août prochain (16-17).
«Audrey est une belle athlète en devenir. Elle est bien proportionnée, bien disposée et pas prétentieuse», opinait Pierre Hutsebaut, lors d’un premier entretien téléphonique, en février dernier. Les évaluations qui ont suivi, ont confirmé ces premières constatations.
«L’approche que nous préconisons est toujours personnalisée, tournée vers l’athlète, en fonction de son niveau et de sa phase de développement», précise ce spécialiste de renom.
Rencontré, par la suite, au dernier Salon Info-Vélo, à Québec, Pierre Hutsebaut insiste également sur la vision à longs termes des programmes qui sont proposés aux athlètes, particulièrement ceux qui se retrouvent dans la même situation qu’Audrey Bernard (âge, niveau…). «La victoire du prochain mois ne m’intéresse pas. Je veux d’abord lui faire aimer le sport. Je veux qu’elle aime le sport pour ce qu’il est, pas pour la performance. Surtout chez les jeunes filles. Je veux tout faire pour qu’elles soient heureuses de le pratiquer. Le plaisir doit faire partie de l’opération.»
Autre aspect, les programmes d’entraînement ne doivent pas être perçus comme des charges insoutenables. «Le repos fait partie de l’entraînement. Il faut en tenir compte. Les impératifs scolaires, relâche ou examens, les contraintes familiales, tout doit être pris en compte.»
Élément essentiel, dans la démarche: les parents. Pierre Hutsebaut s’assure qu’ils vont comprendre les objectifs (progression, développement…) et jouer un rôle actif, positif, dans le programme soumis à l’athlète.
Ancien professeur de chimie, Pierre Hutsebaut, il ne faudra pas s’en surprendre, insiste également sur l’aspect scientifique de sa démarche. «Nous n’évaluons pas la progression à partir de résultats en compétition mais à partir de tests scientifiques qui nous donnent les vraies réponses et nous permettent de suivre la véritable progression de l’athlète.»
Bien encadrée, accompagnée par des parents dévoués, Audrey Bernard met toutes les chances de son bord. Quand viendra le temps de foncer, elle sera sur les rangs.
Il faudra juste que, d’ici là, le bitume reprenne le haut du pavé!
¤¤ En compétition, Audrey Bernard évoluera, encore cette année, au sein du club Élicycle que dirige Jean-Yves Labonté. Sa monture: un vélo en titane SDV*Ti.
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