Parcours cyclable # 4: les plaines de Lotbinière

janvier 31, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, parcours

(Contenu mis à jour) - La grande région de Lotbinière offre aux cyclistes de tous les niveaux un choix de parcours qui correspondent aux exigences et objectifs de chacun.

Entre l’Autoroute 20 et la route 132, un long quadrilatère permet d’élaborer des parcours assez plats où l’on peut, sans réelle retenue, exercer ses qualités de sprinteur ou d’amateur de longues distances. C’est la campagne. Les petites routes tranquilles y sont nombreuses et dans un état relativement acceptable. De longs tronçons de la route 132 ont, par ailleurs, été retapés, en 2008 et en 2009, et on peut s’attendre à ce que la tendance se poursuive, cette année.

Le long du fleuve Saint-Laurent, on peut apprécier la beauté du paysage, humer l’odeur qui nous vient des champs ou flâner, quelques instants, dans les villages que l’on croise en roulant.

Région: Chaudière-Appalaches.

Niveau: facile

Principales caractéristiques: les possibilités sont nombreuses, dans cette région. Un parcours de 50 kilomètres peut facilement se transformer en longue randonnée de 90 ou 100 kilomètres. Le long du fleuve, par contre, il faut parfois se méfier du vent. C’est une bonne idée de commencer sa sortie avec le vent dans le nez, surtout s’il est d’une forte intensité. Le retour n’en sera que plus agréable!

Type de voie: accotements pavés (sauf quelques kilomètres entre Saint-Antoine-de-Tilly et Saint-Nicolas) et routes de campagne.

Densité de circulation: faible sur les petites routes, modérée sur la 132 (les fins de semaine sont souvent plus «vivantes»).

Départ et arrivée: Place Saint-Nicolas, route 132 (Marie-Victorin), à environ cinq kilomètres des ponts.

Direction suggérée: horaire.

Pauses suggérées: coin route 273, à Saint-Apollinaire (km 24), village d’Issoudun (km 35,9), dans le secteur de l’église (il faut avoir sa bouffe) et fromagerie Bergeron (km 60,3), à Saint-Antoine-de-Tilly.

Vélo service: Cycles du Pont 136, rue du Pont Lévis (Saint-Nicolas) 418-831-3457.

Distance: 79,3 km.


Agrandir le plan

 
Vous avez des parcours à suggérer? N’hésitez pas à contacter l’auteur de ces lignes (clemelin@sdvti.com) , qui se fera un plaisir de le présenter à nos lecteurs et, peut-être, d’en faire l’évaluation, plus tard, au cours de la saison. Bienvenue à toutes les régions…

Neuvième semaine: bilan et fixations d’objectifs

Il reste maintenant 26 semaines avant Ironman Lake Placid. Terry et moi avons décidé de nous joindre à un groupe de triathlon ainsi qu’à un expert dans le domaine.

Première étape, l’évaluation de nos zones d’entraînement. Ceci a permis de réaliser que nous nous entraînions légèrement trop bas ou légèrement trop haut! Nos entraînements en zone 1 étaient légèrement trop élevés et les entraînements d’intensité… pas assez intenses!

Ainsi consulter un expert de Kino2 nous a complètement remotivés à nous entraîner cette semaine. Voici de quoi avait l’air notre horaire:

Lundi
Natation (technique) 90min
Vélo (long zone 1) 120min

Mardi
Course à pied 55min

Mercredi
Natation (intensité) 90min
Vélo (intensité zone 3) 5min high zone 3 – 5 min low zone 3 (le plus longtemps possible, max 60min)

Jeudi
Repos - Yoga

Vendredi
Natation (high zone 1) 90min
Course à pied (high zone 1) 90min

Samedi
Natation (high zone 1) 90min
Vélo (high zone 1) 75min

Dimanche
Course à pied (intensité) 60min intervalles Fartleck

J’ai décidé, cette semaine, de parler d’objectifs. Dans un article précédent, j’avais abordé la question de motivation et j’avais souligné l’importance de se fixer des objectifs. Mais pour que ces objectifs soient utiles, ils doivent nécessairement comporter quelques éléments importants.

Premièrement, fixer vous des objectifs à court, moyen et long terme. Il est facile de perdre notre motivation lorsque notre objectif est dans 1, 2 ou 3 ans. Ainsi, placer des objectifs intermédiaires qui vous permettrons d’atteindre votre plus grand objectif vous aiderons à faire des bilans de votre entraînement, d’ajuster votre programme selon vos résultats et, surtout, de vous garder motivé-e.

Par exemple, mon objectif à moyen terme est de terminer le Ironman Lake Placid et l’un de mes objectifs intermédiaires est de terminer une course de 10km sous 0h40min. Cet objectif permet de travailler ma composante de vitesse en vue du marathon tout en maintenant mes longs entraînements de zone 1 comme entraînement principal de mon programme.

Vos objectifs doivent également être mesurables. Ainsi, en soulignant que mon objectif sur 10km est de 0h40min, je peux savoir à quelle vitesse je devrais courir et m’entraîner. Ainsi, à chaque 2 ou 3 semaines, je peux, dans le cadre d’un entraînement, savoir si je suis dans la bonne direction pour y arriver.

Vos objectifs doivent être réalistes et atteignables. Ainsi, ils ne doivent pas être trop difficiles, surtout si, par exemple, je n’ai jamais fait mieux que 0h50min sur un 10km, est-ce réaliste d’améliorer de 10 minutes?

Par contre, les objectifs doivent représenter un défi qui vous poussera en entraînement.

Le meilleur conseil, concernant les objectifs, est l’ajustement. Revoyez vos objectifs régulièrement. Il n’y rien de mal d’ajuster à la hausse ou à la baisse, selon l’état de votre progression et votre réaction face à votre entraînement. Allez-y, inscrivez sur un papier vos objectifs pour les 3 et 6 prochains mois, ainsi que vos objectifs à plus long terme (2-3 ans) et gardez ce papier à porter de la main!

Note aux lecteurs: Athlète polyvalente, Annie Pouliot a porté les couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval (basketball) et a participé à de nombreuses compétitions d’athlétisme, au fil des ans. Triathlète accomplie, elle est candidate au doctorat en santé des populations, à l’Université d’Ottawa.

Pour joindre l’auteure de ces lignes:

apoul033@uottawa.ca

Un vélo de qualité pour M. Tout-le-monde, sous les 1000$, est-ce possible?

janvier 30, 2009 par Christian Pouliot  
classé dans Actualité, Matériel

Un lecteur, M. Michel Monette, nous fait parvenir la requête suivante: «Je suis amateur de grandes randonnées à vélo comme de plus en plus de Québécois. J’aimerais beaucoup que vous fassiez, d’ici la prochaine saison de vélo, quelques suggestions de vélos pour des gens comme moi, relativement en forme, 55 ans, Monsieur ou Madame Tout-le-monde qui bouge pour sa santé et pour le plaisir, en somme».

Ses critères sont le confort, la légèreté - tout en étant robuste - et le prix. «Un très bon vélo, mais sans que cela coûte un bras, sous les 1000$ de préférence», précise-t-il.

Comment choisir avec des critères aussi pointus, sur un budget restreint? Est-ce possible? Dans le cas présent, on parle de la catégorie de gens «M. Tout -le-monde» et non de compétition.

Il est donc tout à fait possible de trouver chaussure à son pied et, surtout, de respecter le critère monétaire.

Les vélos d’aujourd’hui ont fort changé et l’entrée de gamme profite maintenant de nombreuses technologies de pointe qui viendront jouer sur l’aspect confort et sur le poids du vélo. La géométrie et le matériel de fabrication du cadre influenceront grandement votre position et, par le fait même, le confort.

Au niveau matériaux, aluminium, carbone, titane, et, pourquoi pas, une combinaison de ceux-ci, le choix ne manque pas. Mais vous serez rapidement ramené à l’aluminium ou au mariage aluminium/carbone, dans la tranche de prix sous les 1 000$.

Les composantes devraient être le dernier item à considérer pour le choix du vélo. Il ne vous ajoutera que peu de performance, dans cette catégorie de vélo, et, bien personnellement, un groupe Campagnolo Record, Sram Red ou Shimano Dura-Ace ne vous fera pas pédaler plus rapidement! Un groupe de composante de qualité aura par contre une plus grande durée de vie et offrira plus de précision sur les changements de vitesse.

Au départ, j’allais recommander 5 vélos différents à M. Monette, mais j’en suis rapidement venu à une conclusion: les vélos sous 1000$ se ressemblent énormément, la qualité est comparable d’une marque à l’autre.

Pour un manufacturier, les composantes ne coûtent que quelques dollars à produire; la boutique se met entre 35 et 50% de marge dans les poches (selon son contrat de vente et son volume), plus la commission pour le distributeur et/ou le représentant. Il reste donc, dans le meilleur des cas entre 450 et 500$ pour le manufacturier afin de mettre un vélo de qualité sur le marché, incluant sa marge de profit. C’est bien peu, croyez-moi.

Quand on additionne le coup des matériaux et la marge de profit du fabricant, c’est pratiquement impossible d’avoir un vélo confortable, léger, robuste, performant dans le même ensemble. Il faut faire un compromis.

Attention, je ne dis pas qu’il s’agit de mauvais vélos, au contraire. Le plus important c’est de bien choisir son vélo, selon l’utilisation que l’on compte en faire.

Route pour la performance, ou un vélo pour le plaisir, ou encore, un vélo pour ses déplacements urbains? Il y a d’excellents vélos hybrides pour toutes les bourses sur le marché.

Pour les adeptes de la route, une chose importante dont il faut tenir compte: la dimension du cadre. Souvent, les grandes compagnies ont tendance à utiliser des géométries à pente (slope) pour de multiples raisons. Un des effets souvent remarqués de ces cadres, c’est le nombre réduit de tailles disponibles pour un modèle. Au lieu d’avoir toutes les grandeurs disponibles entre 48 et 60cm, ils en auront 5 ou 6 (XS, S, M, L, XL). Ce qui rendra l’exercice de positionnement un peu plus compliqué et, surtout, ce qui ne peut ne pas convenir à tout le monde.

5 conseils afin d’améliorer son vélo et, ainsi, augmenter son plaisir à long terme

- Ne tombez pas dans le piège du coup de foudre. Achetez le vélo selon votre grandeur et votre style de sortie plutôt que sur le tape-à-l’oeil ou sous la pression du vendeur («c’est mon dernier modèle, il partira rapidement»).

- Les cadres en aluminium sont rois et maîtres dans cette gamme de prix. N’attendez pas de confort de ce matériel, mais il est possible de le rendre plus agréable. Une fourche en carbone est un incontournable. Considérez aussi l’achat d’un vélo avec la partie arrière en carbone. Cela vous rendra de fiers services lors des plus longues sorties.

- Utilisez un pneu un peu plus large pour un confort supplémentaire. Saviez-vous que dans certains cas un pneu 25 mm offrait moins de résistance qu’un 23 mm et qu’il était plus confortable? *** (voir note en bas de la page)

- Le poids varie selon la compagnie, mais, règle générale, vous ne devriez pas avoir de mal à trouver un vélo sous les 9 kilos (20 livres). Le conseil suivant vous aidera à descendre considérablement cet élément. Économisez vos dollars et changez vos roues à la première occasion pour un ensemble de qualité. Elles seront plus légères et plus durables.

- Changez la selle si elle ne vous convient pas. À chaque cycliste sa selle. Nous ne sommes pas tout faits de la même façon. Certains préféreront un modèle plus qu’un autre par sa forme ou par son matériel de fabrication.

Voilà, il n’y a rien de magique. Il faut magasiner prudemment et, surtout ,bien se faire conseiller selon l’usage que l’on va en faire et sur le positionnement du vélo. Une bonne position, un vélo de la bonne taille et un ajustement morphologique adéquat rendront votre activité préférée plus agréable.

*** Référence au sujet des pneus 25mm ***
«Wide glide,

Most road tires today are the familiar 700X23c variety. But crop of hight performance 25mm fatties offers great ride quality; a weight penalty of perhaps 20 grams; and modestly lower resistance —YES, lower rolling resistance, courtesy of a shorter, wider contact patch that reduces sidewall deflection, say serveral tire engineers we spoke with. And that extra width lets ou ride dirt roads and open space path more comfortably. - Joe Lindsey Bicycling magazine janvier/février 2009 P.84»

Rébecca et Stéphanie nous parlent de leur camp de vélo de montagne floridien

janvier 29, 2009 par Christian Dallaire  
classé dans Actualité, Compétition

Note de l’auteur: Suite à quelques interventions d’un ami très impliqué dans le vélo de montagne et à une discussion avec le responsable de ce site, me voilà collaborateur pour SDV*MAG. J’espère que mon humble contribution permettra d’attirer sur ce site d’autres amateurs de vélo de montagne et peut-être même d’autres collaborateurs qui sauront épauler l’équipe de SDV*MAG.
Alors je me lance!

Maintenant dans la trentaine avancée, je suis un amateur de vélo depuis l’adolescence. J’ai grandi en lisant les reportages de Foglia sur le Tour de France et autres grandes courses européennes. Mes idoles étaient Greg Lemond, Steve Bauer, Charly Mottet, Sean Kelly et quelques autres. Ceux de la belle époque pré-EPO.

Quelques années plus tard, soit en 1991, le Mont-Sainte-Anne accueillit une première coupe du monde de vélo de montagne. Cette année là, Sara Ballantyne l’emportait chez les femmes et Daril Price chez les hommes. C’est là que le déclic s’est fait. Mes modèles étaient maintenant Ned Overend, John Tomac et la belle Juliana Furtado. J’ai d’ailleurs fait ma première course en 1991, sur le même parcours que les champions de la coupe du monde, mais dans la catégorie sport. Sans aucun doute la meilleure catégorie, car je ne l’ai jamais quittée…

Encore aujourd’hui, de grandes sections du parcours de 1991 sont empruntées par les coureurs. Toutefois, à l’époque nous étions des vrais. Pas de suspension sur nos bécanes. Même pas à l’avant. Juste des gros «tires» pour absorber les bosses.

Aujourd’hui je fais encore quelques courses chez les maîtres-sports, sous les magnifiques couleurs du club Cyclone d’Alma! Je suis également bénévole pour ce club.

Bon, assez de nostalgie et de radotage et allons y avec de l’information plus pertinente. Comme premier article, j’ai choisi de vous faire un résumé du dernier camp d’entrainement de l’équipe du Québec. Comme ils ne m’ont pas encore sélectionné cette année, j’ai dû me rabattre sur une entrevue avec deux coureuses du club Cyclone qui, grâce à mes précieux conseils, ont pu, elles, être repêchées par le grand club. Alors voilà, il s’agit de Rébecca Beaumont et Stéphanie Lacoursière.

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Vélo, mer, bateau: pas pire comme conditions d'entraînement... hivernal. Rébecca et Stéphanie n'avaient pas l'air de s'en plaindre.

Photo Andréanne Pichette - Vélo, mer, bateau: pas pire comme conditions d'entraînement... hivernal. Rébecca et Stéphanie n'avaient pas l'air de s'en plaindre.

Christian Dallaire: Dans quel coin de la Floride se passait ce camp?

Rébecca Beaumont et Stéphanie Lacoursière: Le camp se passait à Clermont, petite ville modeste de gens retraités située à environ 30 minutes au sud d’Orlando, donc, en plein milieu de la péninsule Floridienne, loin des plages!

CD: Combien de jours d’entrainement en Floride?

RB, SL: Nous sommes partis au total, 12 jours, ceci comprenant le voyage en van, ce qui nous a donné 9 jours à rouler et s’entraîner.

CD: Qui participait à ce camp (junior, sénior, âge d’or)?

RB, SL: Ce camp vise principalement les athlètes sur l’équipe de développement de l’Équipe du Québec. Celle-ci cible les athlètes juniors (deuxième année), espoirs et senior-élites. Nous avions donc avec nous des athlètes de très haut niveau avec qui nous comparer et apprendre d’eux, comme, par exemple, Raphaël Gagné.

CD: Qui supervisait le camp et les entraînements?

RB, SL: Nous étions encadrés par l’entraîneur en chef de l’Équipe du Québec Ian Hugues, qui fait du très bon travail, et par Simon Thériault, coordonnateur vélo de montagne à la FQSC.

CD: Quel genre d’entrainements avez-vous vous faits (endurance, intervalles, côte, etc.)?

RB, SL: Le but de ce camp est principalement d’emmagasiner du volume d’entraînement. Donc, nous avons préconisé l’endurance en faisant plusieurs longues sorties. Nous misions également sur l’efficacité du coup de pédale, c’est-à-dire, avoir une bonne vitesse de jambe et un coup de pédale rond. Pour ce faire, nous avons fait deux exercices de rythme en favorisant une vitesse de jambe de 110 rpm. Ces entraînements ont été complétés avec 2 entraînements en musculation.

CD: Formiez-vous des groupes selon le calibre des participants ou vous rouliez toujours en peloton?

RB, SL: Cela dépendait des journées. Initialement, nous partions avec l’idée de séparer les filles des gars, étant donné que les gars roulaient plus longtemps et plus vite. La plupart du temps nous partions tous ensemble et finissions par nous séparer après deux heures.

CD: Est-ce que vous avez fait une préparation particulière pour participer à ce camp?

RB, SL: Il était seulement important d’avoir passé quelques heures sur son vélo afin que ça ne soit pas un trop gros changement, d’être habitué aux ajustements du vélo. Donc, du rouleau et d’autres entraînements comme la course en raquette. Nous avions également un programme de musculation à faire deux fois par semaine.

CD: Est-ce que de la théorie sur l’entraînement et la nutrition vous est donnée lors du camp?

RB, SL: Il n’y a pas de réunion à ce propos, mais Ian est toujours enclin à répondre à nos questions sur ces sujets. Nous en apprenons donc toujours plus à chaque camp. Étant donné que les athlètes invités sont sur l’équipe de développement, ces services nous sont déjà offerts par la FQSC. Nous pouvons être en contact permanent avec des spécialistes, donc il n’y a pas de capsules pendant le camp.

CD: Est-ce que d’autres coureurs de la région participaient à ce camp?

RB, SL: Nous étions trois athlètes qui provenaient de la région soit Julien Fillion de Saint-Félicien, qui évolue dans la catégorie senior élite, Stéphanie Lacoursière et moi.

CD: Est-ce que les gens de la Floride sont courtois avec les cyclistes?

SL: Oui, les gens sont très sympathiques. Ils nous disent presque tous bonjour. Certains automobilistes ont de la difficulté à partager la route, mais ils sont en grande minorité. J’ai été surprise par la gentillesse des gens et je l’ai dit à maintes reprises durant mon voyage.

RB: Même lorsque nous sommes un gros peloton, ils acceptent de partager la route et sont très respectueux. Bien sûr il y a des exceptions et l’on se fait klaxonner etc. De plus, lorsque nous n’étions pas sur nos vélos et que les gens apprenaient que nous étions des cyclistes venus pour s’entraîner, ils étaient très enthousiastes à cette idée et nous posaient plein de questions.

CD: Quelle était l’ambiance générale au camp (la chimie entre les coureurs de différents clubs entre autres)?

SL: L’ambiance était très agréable, tout le monde s’entend bien. Chaque personne est différente et amène un petit quelque chose au groupe. On a du plaisir à être ensemble.

RB: L’an dernier, à ce même camp, nous étions la même gang, à quelques personnes près. Nous nous connaissions donc déjà tous grâce à d’autres projets avec l’Équipe du Québec. Nous nous entendons vraiment bien, même si nous compétitionnons les uns contre les autres. Il régnait une ambiance très agréable. Nous avons toujours du plaisir ensemble. Nous nous jouons quelques tours tout en restant dans la mesure de l’agréable. Il ne s’est pas passé une journée sans que j’aie un fou rire!

CD: Combien de kilomètres et d’heures vous avez fait à ce camp?

RB, SL: Je ne peux pas vraiment dire le nombre de km effectués, car nous prévoyions nos entraînements par rapport à la durée de ceux-ci et non en kilométrage (Stéphanie parle d’environ 800 km). Nous avons fait environ entre 26 à 30 heures d’entraînement réparties sur 9 jours incluant les entrainements de musculation.

Allez, hop! Tout est bon, pour gagner la forme...

Allez, hop! Tout est bon, pour gagner la forme...

CD: À la fin du camp, votre niveau de fatigue est-il élevé ou bien vous «pétiez le feu»?

RB: Pour ma part, j’ai une bonne capacité de récupération, donc mon niveau de fatigue était moins élevé que ce je prévoyais. Je ne peux pas dire que je pétais le feu mais je me sentais tout de même bien et en forme. J’ai plutôt ressenti de la fatigue pendant le camp d’entraînement, vers la sixième journée.

SL: Je me sentais très bien à la fin du camp. En ce qui me concerne, la fatigue m’a rattrapée quelques jours plus tard.

CD: Est-ce que ce camp sera suivi d’autres camps avant le début de la saison?

RB, SL: Oui, il y aura deux autres camps avec l’équipe du Québec. Un en Virginie, du 26 mars au 4 avril, où nous ferons beaucoup d’intensité, presque à chaque entrainement. Ce camp accueillera un plus grand nombre d’athlètes. Il y en aura un dernier avant les courses. Il sera d’une durée de 4 jours, à la fin avril, et se fera à Bromont. Nous y ferons enfin du vélo de montagne!

CD: En terminant, comment voyez-vous la transition de junior à sénior-élite?

RB: C’est une grande étape à franchir qui peut faire peur, mais que j’ai l’intention d’attaquer avec optimisme. Ce sera dur de se dire qu’une quinzième position sur une Coupe Canada est bonne étant donné que nous sommes habituées de finir parmi les premières. Par contre, je vais en profiter pour prendre de l’expérience et apprendre davantage. En plus, cet été, c’est la sélection pour les Jeux du Canada, auxquels seulement les athlètes espoirs, c’est-à-dire de moins de 23 ans, en cyclisme pourront participer. J’espère donc pouvoir me tailler une place parmi les six athlètes, route et montagne confondues, qui y participeront. Il y aura aussi deux Coupes du Monde qui auront lieu au Québec auxquelles j’espère participer et où je pourrais me mesurer aux meilleures cyclistes au monde. Enfin, je n’ai pas vraiment d’attentes par rapport à la prochaine saison, dû à cette transition, mais je peux affirmer avoir vraiment hâte de retourner dans le bois et me donner à fond sur mon vélo!

SL: Je vois ça comme un gros défi que j’entends bien relever avec succès. Les courses seront plus longues. Le premier objectif sera de réussir à conserver la même vitesse durant toute la course, de ne pas casser au dernier tour. Les résultats viendront par eux-mêmes, ça ne sera pas la priorité cette année. J’entrevois aussi cette nouvelle année comme une chance de pouvoir participer aux Coupes du Monde du Mont Sainte-Anne et de Bromont. Réussir à être sélectionnée pour ces épreuves est mon objectif pour la prochaine saison.

CD: Commentaires?

SL: Beaucoup de gens me supportent tout au long de l’année afin de me faciliter la tâche et de me permettre d’être prête pour les courses, autant physiquement, mentalement que lorsqu’on parle de l’équipement. Le club Cyclone en fait beaucoup pour moi, ainsi que mon principal commanditaire, Damien Harvey de la boutique Alma Bicycle.

RB: Je voudrais seulement remercier tout d’abord mon club de vélo Cyclone d’Alma qui nous supporte grandement à tous les niveaux et mes commanditaires Alma Bicycle et Devinci.

CD: Merci beaucoup à vous deux et bonne saison. Toutefois, tentez de respecter les bonhommes du club un peu plus lors des entraînements…

L'équipe du Québec, en mission pré-saisonnière.

L'équipe du Québec, en mission pré-saisonnière. Devant, de gauche à droite: Rébecca Beaumont, Julien Fillion, Raphaël Gagné, Marie-Claude Surprenant, Andréanne Pichette, Caroline Villeneuve, Stéphanie Lacoursière, Simon Thériault et Ian Hughes. Derrière, de gauche à droite: Karine Travaillaud, Nicolas tremblay, Francis Morin, Léni Trudel et Jonathan Boucher.

 

Pour joindre l’auteur de ces lignes:

trudo@cgocable.ca

Le visage olympique de Beijing

Le nid d'oiseau - Photo (c) Christian PouliotRues propres, autoroute déserte entre la ville et l’aéroport, voies réservées pour les véhicules officiels, des bénévoles sur chaque coin de rue de la ville et dans chaque station de métro, des usines fermées afin de nous montrer un ciel bleu, de fausses façades d’édifice afin de remplir un trou ou pour cacher une construction, des quartiers entiers cachés par une première rangée d’habitations complètement neuves ou rénovées. Rien n’a été laissé au hasard.

L’objectif était simple: en mettre plein la vue au monde entier, montrer une belle ville et cacher cette pauvreté qu’on ne saurait voir. L’effet a été assez réussi, si vous voulez mon avis!

Je parlais récemment avec une amie qui a fait un voyage organisé, avec pratiquement le même itinéraire de la ville que nous avions, mais avec beaucoup moins de temps et de liberté de mouvement. Résultat: elle n’y a vu que du feu! Elle n’y a vu que le beau, le neuf et le tape-à-l’oeil. Elle y revient avec un souvenir de carte postale.

Après 30 heures d’avion et de transit et à peine 18 heures en territoire chinois, je n’avais guerre envie de me reposer et ça pressait de partir à la découverte de la ville. Premier arrêt, ça peut sembler bizarre, la maison de la Colombie-Britannique. Lieu de rassemblement pour les athlètes, entraîneurs, membres du comité olympique canadien ainsi que leurs familles (dont je faisais partie). La maison de la Colombie-Britannique était un endroit impressionnant par son architecture avec façade en bois d’oeuvre et par sa raison d’être. Devant l’entrée, l’immense pierre de jade, où Jean-René Dufort avait amené le cycliste Martin Gilbert pour toucher «l’œil de l’Empereur». Un petit “spot”, comme l’a si bien décrit le coloré reporter de Radio-Canada, qui était censé apporter chance et médaille.

À mon arrivée, il ne restait que deux jours aux Jeux paralympiques et les employés s’affairaient déjà à démonter certaines parties de la maison. J’ai tout de même eu droit de la visiter et la seule chose, qui restait pratiquement intacte, était la grande salle renfermant la maquette de la ville de Beijing. Une immense maquette en 3 dimensions d’environ 20 m X 20 m représentant une bonne partie de la ville. Ce fut la seule fois où j’ai réussi à bien m’orienter dans cette ville qui s’étend sur des kilomètres à n’en plus finir.

Le site olympique

Le lendemain, journée de clôture des Jeux paralympiques, ma soeur nous avait procuré des billets d’entrée dans le grand stade afin de voir l’arrivée du marathon. Ce fut donc une journée complète à arpenter le site olympique de long et en large.

Première constatation, c’est comme à la télévision. Immeuble neuf, immeuble géant, une promenade à perte de vue, un environnement stérile, aux allures modernes. Je m’attendais à autre chose. Rappelez-vous le site du triathlon, il y avait beaucoup de moderne, mais il y avait aussi beaucoup d’architecture traditionnelle chinoise sur le parcours. Je m’attendais à en voir autant sur le grand site olympique. Il n’en fut presque rien. C’est à l’image de ce que les Chinois sont en train de faire partout dans les grandes villes. Ils remplacent le vieux par du neuf et du moderne. Que quelques éléments décoratifs ornent le site, mais ils sont très rares.

À l’intérieur du stade, on a presque un sentiment de déjà vu quand on habite le Québec et que l’on a déjà visité le Stade du Parc olympique, à Montréal. Sauf que c’est un tantinet plus moderne, encore une fois. Mais force est de constater que, un state olympique, ça reste un stade olympique et que seule la qualité des sièges vous fera dire qu’il est meilleur que le notre! D’accord, celui-là est déjà payé et tient encore dans un seul morceau. Le plus ironique, nous avons payé les deux… Un par nos taxes, l’autre par nos importations.

Assister à un événement olympique, quel qu’il soit, est une expérience mémorable. J’aime la course à pied, j’aime les marathons, j’aime le sport tout simplement. Être témoin d’une arrivée de marathon est probablement un de mes meilleurs souvenirs sportifs, depuis nombre d’années. Non seulement il s’agit d’un grand événement, mais c’est l’aboutissement d’une vie d’athlète. Entraînement d’une vie, quatre ans d’effort sans relâche, qualifications et, finalement, le grand jour. L’énergie est palpable au fil d’arrivée. La gloire ou la défaite. Ils ont tout donné ce qu’ils avaient.

Un des rare item décoratif à caractère traditionnel sur le site des jeux olympiques. - Photo (c) Christian Pouliot

Un rare item décoratif à caractère traditionnel sur le site des Jeux olympiques. - Photo (c) Christian Pouliot

Un marathonien fait son entré accompagné de son guide et complète sont tour de piste avant la grande arrivée.

Un marathonien fait son entrée en compagnie de son guide et complète son tour de piste avant la grande arrivée. - Photo (c) Christian Pouliot

À l’intérerieur du stade, on sent l’omniprésence des bénévoles chinois. Ils sont partout, même dans l’assistance, pour mettre de l’ambiance. - Photo (c) Christian Pouliot

À l’intérerieur du stade, on sent l’omniprésence des bénévoles chinois. Ils sont partout, même dans l’assistance, pour mettre de l’ambiance. - Photo (c) Christian Pouliot

 

Qu’en restera-t-il?

Sur le site, rien de bien compliqué. Selon les informations reçues, sur place, le village olympique sera transformé en condos de luxe pour la nouvelle classe émergente chinoise. Le cube d’eau sera transformé en piscine publique (l’une des plus grosses de la ville). Le parc au bout de la promenade devrait demeurer l’un des plus beau parc urbains de la ville et, finalement, le grand stade, le nid d’oiseau, sera transformé en complexe commercial et continuera d’accueillir des événements sportifs et culturels. Il sera par contre ramené à une capacité de 80 000 spectateurs, soit 11 000 de moins que dans sa forme actuelle.

Dans la ville, la situation est identique. Les Chinois passent à autre chose très rapidement. La majorité des sites sportifs retrouvent leur fonction de base, la ville est déjà sur un autre rythme. Les voitures sont revenues dans les rues et les usines ouvrent leurs portes à nouveau. Les panneaux publicitaires faisaient déjà place au prochain événement d’envergure, le China Open. Événement, auquel, nous aurions voulu assister, mais un horaire de voyage chargé et une escapade prévue à Shanghai nous ont forcé à passer notre tour.

La Chine Olympique a gagné son pari. Elle nous en a mis plein la vue!

Le cube d'eau - Photo (c) Annie Pouliot

Le cube d'eau - Photo (c) Annie Pouliot

Les joyaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean

janvier 28, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, Compétition

Jude Dufour est un entraîneur dévoué et c’est avec conviction qu’il parle des athlètes de sa région, le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Normal, plusieurs bonnes coureuses et bons coureurs nous viennent de ce coin et certains ou certaines, dans ce groupe, pointent parmi l’élite de leur spécialité.

C’est notamment le cas en vélo de montagne, où l’on retrouve six athlètes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, parmi ceux qui sont «identifiés» par la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). Voici donc la liste que nous a fournie Jude Dufour: Julien Fillion, Senior Élite, équipe Julien Fillion; Simon Lalancette, Senior U-23, équipe devinci; Stéphanie Lacoursière, Senior U-23, Cyclone d’Alma; Rébecca Beaumont, Cyclone d’Alma; Kristina Laforge, Junior, Cyclone d’Alma; Valérie Meunier,  Junior, équipe Julien Fillion.

Nouveau collaborateur

Tous ces athlètes, et bien d’autres, pourront, dorénavant, se confier à notre nouveau collaborateur, Christian Dallaire, un accro du vélo qui s’attardera, pour SDV*MAG, aux exploits des spécialistes de la montagne.

Dès demain, Christian Dallaire nous livrera un premier texte, qui portera sur le camp d’entraînement en Floride auquel ont participé Rébecca Beaumont et Stéphanie Lacoursière.

Bienvenue chez nous, Christian, et bonne saison aux athlètes du Saguenay-Lac-Saint-Jean!

 

Rébecca Beaumont, Jude Dufour et Kristina Laforge, lors des Championnats québécois, au Massif du Sud.

Photo Linda Gagnon - Rébecca Beaumont, Jude Dufour et Kristina Laforge, lors des Championnats québécois, au Massif du Sud.

 

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L’industrie du vélo en 2009 (deuxième partie)

janvier 27, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, Vélo

Où s’en va le vélo? La question est simple, mais fort à-propos, quand on voit toutes ces industries, jadis solides, s’effrondrer sous le poids de la crise économique.

La question (et quelques autres) a été posée à différents acteurs de l’industrie et à des intervenants du milieu touristique (le vélo occupe maintenant un large pan de l’industrie touristique, au Québec).

Dans une série de textes, SDV*MAG vous présente les réflexions de ceux qui, généreusement, ont répondu à nos questions.

Pour la deuxième partie de ce dossier, les réponses nous viennent de Bruno Paradis, coordonnateur des communications, pour l’entreprise montréalaise Argon 18.

La crise économique aura-t-elle un impact majeur sur le marché du vélo, en 2009?

À chaque jour, nous entendons, aux informations, que des milliers d’emplois disparaissent ou disparaitront sous peu. Dans ces conditions, comme un peu tout le monde, nous nous attendons à des remous. Cela dit, tous les fabricants ne seront pas affectés de la même façon et, comme c’est bien souvent le cas quand les temps sont difficiles, les entreprises qui développent des produits originaux, reconnus pour leur qualité, devraient beaucoup moins souffrir de la précarité économique mondiale.

Comment l’industrie réagit-elle à ces perspectives peu rassurantes?

gallium20pro_bike_shimano-customVotre question est intéressante puisqu’elle tient pour acquis une certaine lecture et certaines conclusions. Je ne saurais parler au nom de l’industrie. Des rumeurs circulent voulant que le géant Shimano aurait revu et coupé de manière radicale sa production pour l’année en cours (NDLR - L’auteur de ces lignes a contacté Shimano Canada; nous reviendrons sur ce point). Mais d’autre part, on sait aussi que certains marchés ne prévoient aucun ralentissement. C’est même le contraire qui se produit. Par exemple, aux Pays-Bas, le fabricant Batavus doit plutôt augmenter sa production pour répondre à la demande. Il y a donc deux cas de figures possibles et Argon 18 entend poursuivre sa croissance, une croissance qui est au moins régulière dans tous les marchés, ou tous les pays, où nous sommes présents.

Comment va le vélo au Québec?

Du point de vue du fabricant, le vélo se porte très bien avec des manufacturiers qui sont forts sur tous les segments du marché. C’est donc un signe positif, mais il y a plus de profondeur à notre industrie.

Argon 18 est aussi heureux de compter sur un réseau de détaillants solides et expérimentés. La stabilité de notre réseau est, pour nous, un indicateur de bonne santé et d’intérêt pour la pratique du vélo.

De fait, tout se joue au niveau de la pratique du sport. Tous les signes sont positifs quand il est question de la pratique cycliste: les infrastructures - pistes cyclables - sont plus nombreuses et de meilleure qualité que jamais. De nombreux événements cyclistes ont lieu tout au long de l’été et ces événements sont très courus.

Argon 18 est associé depuis plusieurs années avec Liberté à Vélo, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et les organisateurs doivent se résigner à refuser des participants. Je crois que les organisateurs du Grand Tour doivent faire la même chose. Et quiconque a déjà parcouru des routes de campagne, le week-end, a déjà croisé des groupes - ou clubs - qui sont composés de plus de 100 rouleurs.

Ces personnes ont compris que le cyclisme permet de voir de beaux territoires, de profiter du temps et de voir du monde. Toutes ces personnes ne visent pas faire de grandes performances sportives, mais certaines ont des ambitions relevées. Une chose est sûre, toutes sont exigeantes et demandent du matériel de grande qualité.

En tant que spécialiste de la route, on dit aussi que nous sommes des «roadies». C’est, naturellement, parmi ces personnes que les Argon 18 gagnent en popularité! Nos vélos sont faits pour ces personnes exigeantes.

Après l’exode de la production vers l’Asie, que reste-t-il à faire, pour les fabricants québécois, canadiens et nord-américains, pour reprendre une meilleure place sur le marché?

Il y aurait beaucoup à dire pour répondre à cette question convenablement! D’abord, je ne suis pas certain que les fabricants nord-américains soient en difficulté. Mais je vais me concentrer sur la situation que nous vivons chez Argon 18, puisque notre croissance est solide et qu’elle ne fléchit pas, au contraire.

torbjorn04-customD’abord, dès le début, nous avons vu grand et nous avons identifié que notre spécialité était le vélo de route et les pratiques qui lui sont liées (cyclo-cross, contre-la-montre, piste). Il y a déjà 10 ans, il était clair, pour nous, que notre réussite allait passer par la recherche et le développement de produits uniques, innovants, distinctifs. Depuis, nous travaillons en ce sens et les deux prix de design que nous avons gagnés avec notre E-114 montrent que nous n’avons aucune forme de complexe d’infériorité par rapport à ce qui est offert par nos compétiteurs.

Cette année, nous avons encore innové en proposant deux nouveaux cadres de route de très haut de gamme (le nouveau Gallium et le Gallium Pro), des cadres qui s’adressent aux cyclistes exigeants et, sans surprise, les ventes sont au rendez-vous.

Parallèlement, nous avons travaillé pour développer un réseau de distribution internationale solide et stable, au sein duquel s’est développé un réel esprit de collaboration entre chacun de nos partenaires.

En ce moment, nous pouvons dire qu’aucun des marchés dans lesquels nous sommes présents n’est arrivé à maturité. Les perspectives sont donc très encourageantes: nos vélos sont confortables, légers, rigides, équilibrés et ils répondent à ce que les rouleurs - même très exigeants - recherchent.

Quels sont les produits les plus en vogue, ces temps-ci?

Les vélos «multisports» ou de contre-la-montre comme nos E-114 et E-112 sont très en vogue partout où nous sommes présents. Je pense, notamment, aux États-Unis et à l’Australie. Nous connaissons une très très forte demande en Allemagne, en France et en Espagne, avec ces modèles. C’est très valorisant car ce sont des pays où la pratique a une longue tradition.

Au Québec et au Canada, nos produits vedettes ne sont pas exactement les mêmes: nos vélos de route occupent plus de place. Notre Krypton, un cadre carbone monocoque S3 est très populaire et nous savons déjà que nos nouveaux Gallium (monocoque carbone aussi) seront bientôt nombreux sur les routes du Québec.

Quelles sont vos attentes pour 2009?

La réponse peut sembler étrange, mais au Québec et au Canada, en général, tout dépend de la météo. Si le printemps est sec et ensoleillé, les rouleurs commencent leur saison du bon pied! Plus sérieusement, les vélos Argon 18 sont bien connus maintenant, chez les puristes, les spécialistes. Nous aimerions élargir le phénomène.

Après l’acier, l’aluminium, le titane et la fibre de carbone, quel sera le prochain vecteur de changement dans l’industrie du vélo?

Sans hésitation, je crois que le prochain vecteur de changement ne sera pas directement lié aux matériaux utilisés comme tel. Du moins, dans notre domaine de spécialité qui est le vélo de route et de triathlon. Le changement en sera un lié à la conception, au design et à l’intégration des diverses fonctions du vélo.

Cela peut sembler bien vague, mais un seul exemple suffira. Il y a longtemps que Shimano a osé intégrer les changements de vitesse directement dans les leviers de frein. Le sport en a été changé de manière durable, et pas que pour les coureurs.

C’est dans cette direction que nous avons travaillé lors du développement du E-114. Nous voulions intégrer le maximum des composantes dans notre design de manière à provoquer une réelle unité dans le fonctionnement du vélo. Ce n’était pas un caprice de fabricant: la stabilité, la facilité de pilotage et l’efficacité du E-114 sont toutes louées sur tous les forums de discussion.

Le prochain vecteur de changement sera celui de l’intégration du design, du contrôle avancé. Mais pour intégrer et pousser plus loin tous les designs… il faut savoir comment doit se comporter un vélo dans toutes les situations. C’est dans ce domaine que l’immense expertise de Gervais Rioux, président d’Argon 18, mais surtout designer principal, fait toute la différence.

Photo Courtoisie Argon 18  -  Gervais Rioux, à droite, tenant la plaque remise par les organisateurs du Salon Eurobike, cette plaque confirmant les mérites et l'excellence du design du modèle E-114.

Photo Courtoisie Argon 18 - Gervais Rioux, à droite, tenant la plaque remise par les organisateurs du Salon Eurobike, cette plaque confirmant les mérites et l'excellence du design du modèle E-114. Les autres photos, nous montrent, dans l'ordre, le nouveau Gallium Pro et Torbjorn Sindballe, en selle sur le E-114.

Mardi prochain, 3 février, dans la troisième partie de ce dossier, la parole reviendra à Pierre Perron, directeur du marketing chez Louis Garneau Sports.

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Le couvre-roue aérodynamique de Wheelbuilder.com

janvier 26, 2009 par Christian Pouliot  
classé dans Actualité, Matériel

J’aime les gadgets! J’aime particulièrement les gadgets pratiques qui vous font sauver plusieurs centaines de $.

Les triathlètes et les fervents du contre-la-montre connaissent très bien l’avantage indéniable de la roue arrière pleine utilisée dans des conditions climatiques idéales. Mais une telle roue peut facilement coûter plus de 1 000$.

disccoverbatteryside_250Il y a quelques mois, chez mes copains de la malheureusement défunte boutique de triathlon Sport Athlon, j’ai découvert Wheelbuilder.com et un petit produit fort intéressant pour 65$ US. Un couvre-roue de plastique ABS qui simule à la perfection la fameuse roue pleine. L’entreprise offre de faire ces disques sur mesure selon le type de roue, la marque, le nombre de rayons et le moyeu, afin de l’adapter à pratiquement toutes les roues existantes sur le marché.

Un des avantages de ce disque, c’est la facilité avec laquelle vous pouvez installer (ou retirer) l’équipement sur votre roue. Vis de plastique et écrous sont fournis avec l’ensemble. En résumé quelques minutes et le tour est joué!

Il n’est donc plus nécessaire de s’offrir une roue dispendieuse pour quelques rares utilisations par saison. Après tout, peu d’entre nous auront de réelles aspirations professionnelles!

http://www.wheelbuilder.com/store/product.php?productid=16265&cat=0&page=1

En route vers Ironman 70.3 Timberman NH - Semaine 9

timberman1

Si vous n’étiez pas encore inscrit au Ironman 70.3 Timberman, eh bien, vous avez trop procrastiné, c’est déjà salle comble! Je suis sincèrement désolé pour vous!

Neuvième semaine qui débute…  J’ai 25% de l’entraînement d’accompli, avant le grand jour. Où j’en suis?

La nage: Ça va.  À l’entraînement,  je tiens le cap des 2000 m en 32 minutes. Je n’ai pas encore poussé la machine à fond, mais ça s’en vient. À la piscine où je vais, on est souvent trop nombreux, entre 8 et 14 par couloir, pour aller très rapidement. Je vais remédier à la situation pour aller faire au moins un entraînement par semaine au PEPS pour l’exercice de vitesse.

Le vélo: Rouler sur un rouleau n’a rien comme la route. C’est bon pour garder un certain niveau de jambe, mais je suis certain que j’ai perdu de la vitesse. Les moyens ne sont pas au rendez-vous pour un camp printanier, cette année. Il faudra donc redoubler d’effort dès que cette neige aura disparu. Le vélo a toujours été ma force.

La course: Probablement l’aspect que j’ai amélioré le plus dans les 8 dernières semaines. L’achat du tapis roulant, ou le moulin à pas, comme mon ami Steph aime bien appeler ça, a probablement été le meilleur geste de mon entraînement. Je peux me concentrer avec des exercices en terrain accidenté, faire des intervalles, ou tout simplement travailler sur la distance.

Il me reste encore 75% de mes entraînements d’ici mon objectif, on va y arriver, et on va y arriver fort!

Cette semaine, je pense que le point culminant sera samedi, avec la longue sortie de vélo de 2h10. Je prends les suggestions de films, svp…

La semaine 9 en détail :

Lundi
Nage

Course (intervalles) 55min 10 min warm-up + 8 x 250

Mardi
Vélo 40 minutes

Mercredi
Nage

Vélo (intervalles) 50 min 10 min warm-up + 2 x (3:00 ILT w/30 sec + 10:00 @75% — )

Jeudi

Longue course 1:00 longue et facile

Vendredi
Longue nage

Course 35 minutes facile

Samedi
Vélo long 2h10. -> sur un rouleau il y en aura pas de facile…

Dimanche
Repos

Suggestions (#8) pour passer l’hiver: de Capitale en Capitale

janvier 26, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Activités hivernales

Québec est une ville superbe. Tous en conviennent.

En 2008, elle a été éclipsée par la Fête. On a oublié qu’on venait pour elle, pour ses beautés et ses irrésistibles attraits.

Au-delà des barrières, barricades, rues fermées ou encombrées, pistes cyclables bloquées (Bassin Louise), échafaudages, aménagements scéniques, kiosques, abris temporaires et longues filées ou ilots de toilettes chimiques qui ont défiguré une partie de la ville, dont les Plaines d’Abraham, nous voici revenus (?) à un rythme un peu moins effréné où les citoyens et les visiteurs pourront reprendre un rythme de vie un peu plus «normal».

Pour vous aider à le reprendre, ce rythme plus «normal», si vous habitez ou visitez la région de Québec, voici quelques suggestions pour savourer autre chose que le «chikaboum» de la Haute-Ville…

La patinoire de la Pointe-aux-Lièvres

Un secret bien gardé! La rumeur a même couru, un certain temps, qu’elle ne serait pas en opération, cet hiver. C’était une rumeur… heureusement.

La patinoire de la Pointe-aux-Lièvres est située sur la rue du même nom, le long de la rivière Saint-Charles, dans le coeur de la Basse-Ville de Québec. Il s’agit d’un sentier de 2 km, en serpentin, qui permet aux adeptes de s’amuser sainement à peu de frais. L’accès est gratuit. Sur place, pavillon chauffé, location et aiguisage de patins. Les heures d’ouverture: lundi au jeudi, 12 h à 22 h; vendredi au dimanche, 10 h à 22 h. Informations: 418-641-6345.

L’anneau de glace Gaétan-Boucher

Situé au 930, avenue Roland-Beaudin, dans l’ancienne ville de Sainte-Foy, l’anneau de glace porte le nom du célèbre athlète québécois, abondamment médaillé aux Jeux olympiques de Sarajevo. Ses dimensions: 400 m X 12 m. L’accès coûte 3$… ou moins, selon l’âge et le statut. Sur place, salle d’accueil, casse-croûte et services habituels. Les heures d’ouverture: lundi au vendredi, de 12 h à 15 h et de 19 h à 22 h; samedi et dimanche, de 13 h à 16 h 30 et de 19 h à 22 h. Informations: 418-641-6281.

La patinoire de Lac-Beauport

À une vingtaine de kilomètres du Centre-Ville de Québec, un autre endroit qui gagne en popularité, la patinoire de Lac-Beauport. Quoi de mieux qu’un lac pour aménager une patinoire! Celle de Lac-Beauport est longue de plus de 3 kilomètres. Elle relie le Manoir Saint-Castin (99, Chemin du Tour-du-Lac) au Club nautique (219, Chemin du Tour-du-Lac), où les patineurs peuvent enfiler leurs patins et se réchauffer. On trouve du stationnement à proximité. Informations: Stéphane Labrie au 418-849-7141 #244.

Village Vacances Valcartier

Situé au nord de la Capitale, le Village Vacances Valcartier s’est rendu célèbre par ses glissades et son parc aquatique. Mais on oublie souvent que, depuis plusieurs années, on y retrouve un sentier glacé qui sillonne le parc sur près d’un kilomètre. On y retrouve, bien sûr, tous les services habituels. Le coût d’accès est de 5,32$ + taxes. Informations: 1-888-384-5524, 418-844-2200 ou www.valcartier.com.

La Capitale du Canada et la patinoire du canal Rideau

La parenté réside dans l’Outaouais, vous avez envie de changer d’air? Mettez les patins dans la valise de l’auto et rendez-vous à Ottawa. Cette année, c’est la 39e saison de patinage sur le canal Rideau, «la plus grande patinoire du monde», clame-t-on (pendant que Winnipeg jure avoir la plus longue…).

On profitera également du 31e Bal de Neige pour participer, à cet endroit, à de nombreuses activités sur glace.

Le samedi 14 février (8 h à 17 h) et le dimanche 15 février (8 h à 16 h), au lac Dows, les visiteurs pourront assister au Grand championnat canadien de hockey sur étang Beaver Cup. Vingt équipes de tous les coins du pays s’affronteront dans des matchs à quatre contre quatre.

Pour plus d’informations sur la patinoire sur la patinoire du canal Rideau, on peut communiquer avec la Commission de la Capitale nationale (CCN) au 613-239-5000 ou 1-800-465-1867.

Photo Ville de Québec  -  La patinoire de la Pointe-aux-Lièvres, le rendez-vous des patineurs de tous âges.

Photo Ville de Québec - La patinoire de la Pointe-aux-Lièvres, le rendez-vous des patineurs de tous âges.

 

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