Au tour de Godinez

février 28, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, Compétition

Le Costaricain Eddier Godinez a gagné la sixième étape de la Vuelta Independencia Nacional, en République dominicaine, vendredi. Il a franchi les 119 km en 3h12:32, coiffant le Dominicain Rodney Minier et le Tchèque Jiri Jezek au fil d’arrivée.

Joël Dion Poitras (20e), Arnaud Papillon (26e), Guillaume Boivin (43e), Zach Garland (66e), Jean-Michel Lachance (70e) et Charles Thibault (72e) ont terminé à 35 secondes du vainqueur.

Au classement général, le Chilien Luis Sepulveda est toujours en tête à 20h01:29, le Dominicain Wendy Cruz le suit, à 41 secondes. Joël Dion-Poitras est toujours sixième à 3:18 du meneur. Guillaume Boivin est 17e, à 11:17, Arnaud Papillon, 21e, à 15:06, Jean-Michel Lachance, 35e, à 21:22, Zach Garland, 47e, à 25:03 et Charles Thibault, 65e, à 39:21.

Chez les sprinters, Jean-Michel Lachance est deuxième, avec 20 points, à 18 du meneur, le Dominicain Elvis Colon, Joël Dion-Poitras, pour sa part, est cinquième, au classement des grimpeurs, avec six points. Le Colombien Victor Nino domine avec 30 points.

L’équipe Tour de Québec est toujours au cinquième rang, à 60h24:19, un peu plus de 15 minutes derrière Onapi.

Samedi, pour la septième étape, les coureurs ont 180 km à parcourir. La Vuelta se terminera dimanche avec une boucle de 20 km que les coureurs feront six fois.

Parcours cyclable #8: de Saint-Étienne à Sainte-Marie

février 28, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, parcours

(Contenu mis à jour) - Nos parcours ont parfois des allures de pèlerinage.  On pourrait même les baptiser (le mot est bien choisi) et les appeler «la tournée des églises».

Dans nos villages, ces temples voués au culte (catholique dans la très grande majorité des cas), servent souvent de points de repaire ou de lieux de rassemblement. Rien de mieux pour retrouver les brebis égarées! «T’as un problème? Rends-toi à l’église!»

Ce parcours, qui va de Saint-Étienne-de-Lauzon à Sainte-Marie-de-Beauce, cadre parfaitement avec ce principe. On les voit toutes! Le dimanche, bien sûr, vous y croiserez les fidèles paroissiens qui s’y rendent, mais en semaine, toute la place est, généralement, disponible pour les visiteurs que nous sommes. Une pause sur le parvis a toujours un effet salvateur. Et, que l’on soit pratiquant ou non, nos églises sont souvent fort belles et valent la peine qu’on s’y attarde quelques instants (si les portes sont ouvertes, bien sûr).

Région: Chaudière-Appalaches, Beauce-Nord.

Niveau: intermédiaire.

Direction: horaire.

Principale caractéristique: le charme de la campagne et des petits villages qu’on y retrouve. Le parcours emprunte la même route pour les 18 (±) premiers kilomètres et les 18 derniers. Prudence sur la route 171, crevassée en certains endroits… mais peut-être qu’on aura complété sa réfection, en 2010.

Type de voie: routes secondaires avec ou sans accotement.

Densité de circulation: faible à moyenne (dans les villages).

Départ et arrivée: stationnement de l’église de Sainte-Étienne-de-Lauzon.

Pause(s) suggérée(s): église de Sainte-Hénédine (km 40), église de Sainte-Marie (km 58), Scott (casse-croûte près de la 73 au km 69),église de Saint-Lambert (km 84, au retour).

Vélo service: Vélo Savard 804, Notre-Dame S. Sainte-Marie 418-386-5050.

Distance totale:  98,7 km.


Agrandir le plan 

Vous avez des coups de coeur à partager, des parcours à nous faire connaître? Partagez vos expériences avec nos lecteurs et soumettez-nous vos parcours préférés, peu importe la région: clemelin@sdvti.com.

Dessiner son propre vélo, rien de plus facile avec Bike Cad pro

février 28, 2009 par Christian Pouliot  
classé dans Actualité, Matériel

Vous rêvez de dessiner votre propre vélo depuis des annés? Vous rêvez de pouvoir soumettre votre CAD à un manufacturier afin de rouler sur votre propre création? Rien de plus facile.

Voici BikeCad Pro 6.0. La toute nouvelle version du logiciel utilisé par plusieurs petits manufacturiers dont SDV*Ti, Independent Fabrication, VooDoo Cycles, Vicious Cycles, Serotta Bicycles, et une centaine d’autres artisans et entreprises.

La force de BikeCad Pro, réside dans sa simplicité d’utilisation et dans sa façon de traiter l’information CAD. On débute toujours avec un dessin d’un vélo et le logiciel nous permet de changer une panoplie de paramètres permettant ainsi d’obtenir le vélo voulu. Les paramètres sont très bien classés par catégories et il est difficile de s’y perdre.

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La version 6 du logiciel présente plusieurs améliorations :

- Une interface revue et plus propre.
- L’option Patte de dérailleur.
- Fonction de sauvegarde des pattes de dérailleur dans une bibliothèque.
- Plus de détails et de paramètres de changement pour les fourches et les roues.
- Une bibliothèque pour les roues et les fourches.
- Vérificateur des normes UCI pour rendre votre cadre «légal pour la course».
- Une fonction pour revenir en arrière sur les modifications.
- Plusieurs nouveaux paramètres.

Le logiciel coûte 350$ canadien en version pro. Une version de base gratuite est disponible en ligne à l’adresse suivante http://www.bikeforest.com/CAD/index.php# utilisez le lien «BikeCAD».

La plupart des artisans et manufacturiers listés sur le site bikeforest.com se feront très certainement plaisir de vous aider à concrétiser votre machine de rêve.

Joël Dion-Poitras, sixième au général, à la Vuelta Independencia Nacional

février 27, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, Compétition

Bonne journée pour l’équipe Tour de Québec, jeudi, à la Vuelta Independencia Nacional, en République dominicaine.

Deux épreuves étaient présentées et, dans la première, une course de 115 km, Arnaud Papillon s’est classé en cinquième position, avec le même temps (2h41:48) que le vainqueur, le Gaudeloupéen Jean-Claude Luce. Le Dominicain Rafael German s’est classé au deuxième rang.

L’autre course, un contre-la-montre de 10 km, a été gagnée par le Polonais Adam Jozef Pierzga en 12:49, devant Rafael German.

Au classement général, après cinq jours (6 épreuves), le Chilien Luis Sepulveda conserve le premier rang, à 16h48:22. Le Dominicain Wendy Cruz le suit, à 41 secondes, et le Québécois Joël Dion-Poitras se pointe en sixième position à 3:18 du meneur. Voici la position des autres membres de l’équipe Tour de Québec, après cinq jours: Guillaume Boivin, 17e, à 11:17; Arnaud Papillon, 21e, à 15:00; Jean-Michel Lachance, 35e, à 21:23; Zach Garland, 47e, à 25:03 et Charles Thibault, 67e, à 39:21.

La formation Tour de Québec vient au cinquième rang du classement par équipe, sur 17, à 13 min. 38 de la première place, détenue par Onapi, à 50h02:44.

Vendredi, sixième étape, les coureurs ont un parcours en boucle de 119 km à parcourir (7 x 17 km), sept fois. Samedi, journée plus difficile, 180 km, avant l’étape ultime, dimanche, à Santo Domingo (6 x 20 km).

Photo Courtoisie Équipe Tour de Québec  -  Joël Dion-Poitras

Photo Courtoisie Équipe Tour de Québec - Joël Dion-Poitras

 

Pour joindre l’auteur de ces lignes: clemelin@sdvti.com.

La fin de la tige à déblocage rapide (quick release)?

février 27, 2009 par Christian Pouliot  
classé dans Actualité, À la une

Le New Jersey sera-t-il le premier gouvernement à interdire les tiges à déblocage rapide (quick release) sur les roues avant?

Le texte de loi numéro A2680, présenté en mai dernier, interdirait la vente des vélos équipés avec une tige à déblocage rapide pour la roue avant sur TOUT vélo équipé d’une roue de 20 pouces ou moins et tant qu’il n’est pas pour les adultes.

Jusqu’à maintenant, le texte de loi a été bloqué à la demande du lobbyiste engagé par les gens de l’industrie du vélo, afin d’effectuer plus d’essais. Le retour du texte de loi à l’assemblée est prévu pour le mois de mai prochain.

Ce texte de loi est une version révisée d’un autre texte beaucoup plus rigide qui bannissait complètement l’utilisation de la tige à déblocage rapide. Un texte de loi qui a pour unique but la sécurité des enfants qui ne vérifient pas à chaque utilisation l’état ouvert ou fermé de ladite pièce.

5 mois avant Ironman Lake Placid: première semaine de récupération!

Cette semaine en est une de récupération. Un repos bien mérité… selon moi!

Je crois avoir fait trois bonnes semaines d’entraînement et avoir poussé autant qu’il est possible de le faire sur un trainer, en plein mois de février!

D’après mon test de lactate sur vélo, j’ai amélioré ma zone 1 de 40 Watts. Étant encore en stage d’apprentissage sur tout ce qui concerne le vélo, il est dur pour moi de donner un jugement su l’ampleur de mon amélioration, mais selon mon entraîneur à Kino2, c’est pas si mal! Donc je crois que les résultats reflètent également ce que je ressens.

Comparativement à il y a un mois, je sens qu’il est plus facile de terminer les entraînements (même les 2h45 de vélo) et je me sens beaucoup moins fatiguée les journées où je nage à 5h30.

Par contre, ce qui me semble le plus difficile, cette semaine, est de diminuer autant le volume d’entraînement. Nous savons tous que cela est pour notre bien et que cette étape est cruciale à l’amélioration de nos capacités physiques et, surtout, afin d’éviter le surentraînement. Mais on sent, au milieu de la semaine, qu’on a un regain d’énergie et on veut pousser un peu plus.

Cette semaine, une personne de mon entourage s’est questionnée à savoir s’il n’était pas surentraîné. Voici quelques signes qui peuvent permettre d’identifier le surentraînement :
- Baisse des performances
- Fatigue persistante et récupération plus longue qu’à la normale
- Agitation
- Troubles du sommeil
- Perte de poids, anorexie
- Augmentation de la Fc et de la pression artérielle de repos
- Récupération de la Fc et de la pression artérielle plus lente après un effort
- Hypotension posturale
- Infections fréquentes
- Diminution de la lactatémie maximal à l’effort
- Perte du désir de s’entraîner

Il semble exister plusieurs causes au surentraînement:
- Augmentation trop rapide de la charge d’entrainement (en volume et en qualité)
- La multiplication des compétitions sans préserver les phases de récupération nécessaires entre chaque course,
- Une dégradation de la qualité de l’alimentation et du sommeil
- Les périodes de surcharge de travail professionnel

Quoi faire en cas de surentraînement ?
- Parler avec votre entraîneur
- Réduction importante et immédiatement de la charge d’entraînement
- Il est parfois nécessaire de prendre un repos complet d’une ou plusieurs semaines
- Reprendre progressivement l’entraînement avec des séances très courtes pour évaluer comment le corps réagit et d’augmenter progressivement au cours d’une période de 8 à 10 semaines
- Le plus important est de demander l’aide d’un professionnel qui s’y connaît!

Note aux lecteurs: Athlète polyvalente, Annie Pouliot a porté les couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval (basketball) et a participé à de nombreuses compétitions d’athlétisme, au fil des ans. Triathlète accomplie, elle est candidate au doctorat en santé des populations, à l’Université d’Ottawa. 

Pour joindre l’auteure de ces lignes: apoul033@uottawa.ca .

El Nino l’emporte!

février 26, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, Compétition

Le Colombien Victor Nino, un grimpeur aguerri, a gagné la quatrième étape de la Vuelta Independencia Nacional, en République dominicaine, mercredi. Son temps: 3h59:40.

L’étape de 153 km, plutôt montagneuse, contrairement aux précédentes, a provoqué certains écarts, au fil d’arrivée, le vainqueur devançant le deuxième coureur, Elvis Rodriguez, par près de quatre minutes (4h04:03).

Au classement général, le Chilien Luis Sepúlveda reste premier, avec un cumulatif de 13h53:18. Wendy Cruz est au deuxième rang, à 40 secondes. Chez les sprinteurs, Elvis (un prénom populaire, là-bas) Colón, avec 33 points, devance Jean-Michel Lachance par 18 points.

Les classements complets et officiels n’étant pas encore disponibles, au moment d’écrire ces lignes, nous reviendrons avec plus de détails, en cours de journée.  Les éléments d’information glanés çà et là, ne faisaient pas mention des coureurs de l’équipe Tour de Québec, à l’exception  de Jean-Michel Lachance.

Jeudi, cinquième journée, deux étapes sont à l’affiche: 115 km et contre-la-montre de 10 km.

La Vuelta Independencia Nacional prend fin dimanche.

Pour joindre l’auteur de ces lignes: clemelin@sdvti.com .

Expodium, de tout pour tous…

février 26, 2009 par Christian Pouliot  
classé dans Actualité

Visite au Salon du Vélo Expodium de Montréal en fin de semaine dernière. Un salon, qui permettait aux différents commerçants de la région de la Métropole de se faire valoir et tenter d’attirer les acheteurs potentiels dans leurs boutiques dans les semaines à venir.

L’opération charme nous aura permis de découvrir de nouveaux joueurs dans l’industrie tel les remorques de transport matériel Kargoo, les vêtements de la designer Katy St-Laurent et le nouveau service de vélo urbain Bixi. Deux entreprises et un organisme sur lesquels nous reviendrons plus en détail dans les prochaines semaines.

Outre, ces nouveautés qui ont suscité plus particulièrement notre attention, nous en avons profité pour faire un peu de lèche-vitrine. Beaucoup de vélos haut de gamme, laissant les vélos plus terre-à-terre quelque peu éclipsés. Une stratégie très répandue par les commerçants et les compagnies de vélos que nous avons croisés samedi dernier. Une stratégie que nous avons du mal à saisir, car les prix très élevés de cette gamme de produits font souvent peur aux consommateurs. Ces derniers, sont probablement en train de se demander si l’on peut encore trouver un vélo «normal» sur le marché. Bien entendu, une fois le rêve et le tape-à-l’oeil passés, on pouvait toujours les voir!

Un salon du vélo demeure un salon. C’est avant tout une opération de charme de commerçant à client. Faut donc se préparer à se faire «vendre» aux 20 pieds. C’est l’occasion idéale d’en savoir plus sur le ou les modèles qui nous intéressent et de faire une première épuration en vue du magasinage qui s’en vient. Le tout, sous un même toit, sans a avoir à se déplacer.

Plusieurs organismes touristiques étaient présents afin de vendre les beaux atouts de leur région respective. Une chose est évidente, l’offre cyclotouristique, au Québec, est en santé et d’une diversité remarquable.

Autre point positif de ce salon, la qualité des conférences offertes aux visiteurs. Si vous étiez un amateur de cyclisme professionnel, vous avez probablement autant apprécié que mois la présentation de Louis Bertrand, pour Évasion, et la présentation du Tour de France 2009.

Prochain rendez-vous, le Salon Info-vélo de Québec (13-14-15 mars) ou nous serons présents à titre de consommateurs, mais aussi à titre de sympathique exposant toujours heureux de jaser cyclisme!

Annie Pouliot sur un Bixi. Un char d'assaut qui envahira les rues de Montréal dans les prochaines semaines.

Annie Pouliot sur un Bixi. Un char d'assaut qui envahira les rues de Montréal dans les prochaines semaines.

Bruno Paradis nous présente le E112 de Argon18. Un vélo que nous aurons la chance d'essayer au cours de la saison.

Bruno Paradis nous présente le E112 de Argon18. Un vélo que nous aurons la chance d'essayer au cours de la saison.

Salt Lake City (Utah) à Durango (Colorado): l’odyssée de Martin Labrecque

février 26, 2009 par Christian Lemelin  
classé dans Actualité, Tourisme

Bon sang ne saurait mentir. La mère, Claude Labrecque, cycliste et sportive convaincue, a sans doute pavé la voie, pour ses fils, Simon et Martin.

C’est ce dernier qui, cette fois, nous parle de son odyssée dans le Mid-West américain, un périple à vélo, en solo, qui l’a mené de Salt Lake City (Utah) à Durango (Colorado). Une bagatelle de 636 kilomètres, dans des conditions pas toujours reposantes!

Une belle  occasion pour tester ses capacités physiques et mentales.

Mais pourquoi se taper un parcours aussi inusité? Pour sortir de l’ordinaire, bien sûr, mais aussi pour retrouver un copain qu’il avait rencontré quelques temps auparavant. «Lors de mon précédent voyage de trekking, en Patagonie (région du sud du Chili et de l’Argentine), j’ai connu un gars du Colorado. Je me suis dit qu’un voyage de vélo me permettrait de le revoir sans nécessairement vider mon compte en banque», explique Martin.

Mais il fallait se préparer, prévoir… l’imprévisible et se procurer toutes ces petites choses qui peuvent faire la différence entre vivre un cauchemar ou une aventure exceptionnelle et enrichissante.

«N’ayant pas de vélo approprié, je suis allé au Salon Info-Vélo de Québec. Suite aux conseils des gens sur place, j’ai opté pour un vélo de cyclocross, qui me permettrait d’avoir plus de puissance par coup de pédale qu’un vélo de cuclotourisme.

«Pour le reste de l’équipement, je me suis présenté dans un magasin de vélo et j’ai simplement demandé ce dont j’avais besoin, autant pour le transport que pour la réparation. J’ai également suivi un cours d’une journée sur la réparation de vélo.

«Partant dans le désert, un sac à dos Camelback de trois litres ainsi qu’un second porte gourde furent de très bons investissements. Pour les sacoches de vélo, 2 X 20 litres en avant, 2 X 30 litres et 1 X 15 litres en arrière. Je me suis acheté une tente pour une personne ultra compacte.»

Il faut également prendre certaines précautions, quant aux vêtements à apporter. Si les mots clés de Martin sont «léger et compact», il faut quand même prévoir le pire. «Il est important de traîner un minimu d’équipement de pluie et pour les moments frais, même dans le désert! J’ai dû affronter une tempête de grêle et, la nuit, la température peut baisser d’une trentaine de degrés.»

Quant à la forme physique, assez bonne en temps normal, quelques bonnes sorties ont précédé le périple aux États-Unis. Le boulot en vélo, le tour du Lac-Saint-Jean à la fête des Patriotes et la Petite Aventure, avec Vélo Québec, ont fait partie de son calendrier préparatoire.

Prêt pour la route!

Prêt pour la route!

Le transport

Il faut penser à tout. On l’a déjà mentionné.  Préparation physique, bagages, équipement, il faut aussi organiser le transport du vélo. Une affaire un peu plus compliquée, pour un cycliste qui voyage seul.

«Je suis allé dans un magasin de vélo afin de me procurer une boîte. J’ai suivi les conseils de Vélo Québec pour démonter mon vélo. Il est important d’utiliser beaucoup d’attaches de plastique (tie wraps) afin d’immobiliser le tout et de ruban gommé (duct tape) afin de rendre la boîte plus étanche et solide. Je suis allé à l’aéroport de Québec pour faire identifier mon vélo aux douanes.

«Une semaine avant mon départ, je suis allé faire une semaine de vélo à Plattsburgh. J’en ai profité pour envoyer mon vélo de là-bas jusqu’à Salt Lake City par FedEx Ground. Étant donné que j’étais déjà aux États-Unis, ça m’a coûté beaucoup moins cher et je n’ai eu aucun document douanier à remplir.

«J’ai envoyé mon vélo dans une boutique de salt Lake City, afin qu’ils me le remontent. J’ai mis une note dans la boîte, mais j’avais tout arrangé par courriel et téléphone au préalable.

«Conseil: vérifier au magasin si rien n’a été trop serré et que tout est bien lubrifié. J’avais apporté mes pédales normales, pour rouler en ville, mais j’ai été contraint de garder mes pédales à clip car elles n’étaient pas dévissables.»

Quant au voyage par avion, Martin Labrecque a choisi le départ de Burlington. «Pour un voyage aux États-Unis, il est beaucoup plus économique de descendre à Burlington. Deux fois moins cher, dans mon cas. Il est possible de laisser son auto chez Thrifty pour environ 7$ par jour. J’ai transporté mes sacoches dans une poche de hockey. Rendu à salt Lake City, je suis allé chez FedEx afin d’envoyer cette poche chez mon ami, au Colorado, de façon à ne pas avoir de poids supplémentaire.»

Hébergement, itinéraire et nourriture

Le voyage de martin, on en convient, n’était pas du genre clé en main. Il a vu à tout, lui-même.

«Pour les campings, j’ai cherché sur GoogleMaps et sur http://www.camping-usa.com. Pour les auberges de jeunesse, je suis allé sur http://www.hostelworld.com.  Parfois, je me suis permis un petit hôtel. Il y en a plusieurs entre 40$ et 60$ US par nuit, petit-déjeuner inclus. GoogleMaps est, encore une fois, très utile. L’ensemble de mon itinéraire a été planifié l-a-dessus. Mon but était de trouver un parcours allant de 90 à 110 km par jour.

«Il ne faut pas avoir peur de rouler sur les Interstate. Même si les dix-roues roules à 110 km/h, ils se tassent autant q’ils le peuvent. Par contre, je recommande de toujours rouler de jour! Les gens sont plutôt sympathiques en voyant un cycliste. Il faut croire que j’avais l’air de Lance Armstrong, à leurs yeux!

«Ma nutrition s’est avérée simple. Du chili et des raviolis en canne. C’est déjà cuit et ça n’a donc pas besoin d’être réchauffé. Les cannes de fruit donnent un bon dessert. En collation, les classiques barres tendres. Plusieurs petits-déjeuners et soupers ont été pris dans un restaurant. Il ne faut pas avoir peur d’aller au McDo, les calories seront vite brûlées… J’ai aussi apporté des suppléments vitaminiques et des électrolytes en comprimés.»

Le retour du vélo

Une fois parti, il faut penser au retour. Voici comment Martin s’y est pris. «J’avais dans l’intention de poursuivre ma route jusqu’à Albuquerque (Nouveau-Mexique) après mon arrêt à Durango, mais j’ai décidé de terminer en autobus afin de rester plus longtemps chez mon ami. Encore une fois, je suis allé dans un magasin de vélo afin d’y trouver une boîte et pour dévisser les différentes pièces trop serrées. Puis retour par FedEx Ground.

«Afin de ne pas payer pour un shipping international jusqu’au Canada, qui est trois à quatre fois plus cher, j’ai envoyé mon vélo à Freeport Forwarding. C’est un endroit tout juste avant le poste douanier de Lacolle/Champlain. Le coût n’est que de quelques dollars par jour pour l’entreposage. Il est bien important de compter un bon cinq jours ouvrables pour le shipping avec FedEx Ground.»

Le parcours et les étapes

Voici le lien vers le parcours suivi par notre intrépide voyageur: http://maps.google.ca/maps?f=d&source=s_d&saddr=salt+lake+city&daddr=durango,+co&hl=fr&geocode=&mra=ls&sll=35.546256,-103.423479&sspn=25.529129,39.550781&ie=UTF8&z=7 .

Martin Labrecque, ci-dessous, nous décrit les différentes étapes de son périple.

Salt Lake City - Provo

Arrivée: 31 août 2008 - 37° Celsius. J’ai passé deux nuits dans une auberge de jeunesse (Avenues Hostel). L’altitude a été frappante lors de ma première sortie. Les premiers kilomètres ont été plutôt essouflants. J’ai été surpris ici par le fait que la ville semblait déserte malgré son million d’habitants. En m’en allant vers Provo (88 km), j’ai eu de tout: un avant-midi gris à 20°, un midi sous la grêle puis une pluie torrentielle et un après-midi ensoleillé à près de 25°. Le chemin s’est fait dans les rues résidentielles. Attention, ici, GoogleMaps n’a servi qu’à m’indiquer des rues qui n’avaient plus le même nom.

La route 6, à Provo.

La route 6, à Provo.


Provo - Price

Une nuit en camping (Lakeside RV Campground). À partir d’ici, plus aucun nuage pour les sept prochains jours et une température variant entre 30 et 37°. La crème solaire FPS 60 fut très utile. Direction Price (128 km), ça monte pendant les deux tiers du chemin, passant de 4500 à 7500 pieds d’altitude. Puis, descente jusqu’à Price, à 5600 pieds. À Soldier Summit, il y a un dépanneur, très utile pour se procurer de ;a nourriture… car à 7500 pieds d’altitude, quand on n’arrête pas de monter…

Route 6, à Soldier Summmit.

Route 6, à Soldier Summmit.


Price - Green River

Nuit dans un hôtel. Au départ, une station service indique 45° F. Les 107 kilomètres jusqu’à Green River se feront avant le dîner, le chemin étant plutôt plat. Il n’y a absolument rien entre les deux villes, sauf du sable. Un genre de chevreuil me suivra pendant un ou deux kilomètres. À l’arrivée, je fuis le soleil tellement il fait chaud. Dodo à Shady Acres RV Park & Campground, un camping envahi par les fourmis.

Route 6, à Helper.

Route 6, à Helper.


Green River - Moab

Encore une nuit à geler dans ma tente. Pourtant. ça finira par être la journée la plus chaude depuis mon départ. Vent de face tout le long sans véritable ascension. Une bonne descente juste avant d’arriver à Moab. Mon camping, Riverside Oasis Campground, était juste avant l’entrée de la ville. Un très beau camping sur le bord de la rivière Colorado, avec de gros arbres matures (donc de l’ombre et de la fraîcheur), du beau gazon et aucune bibite. Je resterai ici pendant trois jours.

Route 6, vers Green River.

Route 6, vers Green River.


Camping à Green River.

Camping à Green River.



Crescent Junction.

Crescent Junction.

Arches National Park (Moab)

J’ai essayé de me rendre au camping à l’autre bout du parc mais j’ai dû rebrousser chemin jusqu’à Moab. Le chemin dans le parc est très abrupt, j’atteins la mi-chemin (24 km) et j’ai presque bu toute mon eau. Arches National Park est magnifique, avec plein d’arches de pierre (voir la première scène d’Indiana Jones et la Dernière Croisade). Après un jour de repose en ville, je reviens au parc sans bagages. Cette fois-ci, je profite de chaque attraction jusqu’aux deux tiers du chemin (40 km), avant de revenir, car il se fait tard. L’eau courante, dans ce parc, se trouve à l’entrée et au bout du parc, alors il vaut mieux traîner plus d’eau qu’il n’en faut.

Camping à Moab.

Camping à Moab.

Entrée du Arches National Park.

Entrée du Arches National Park.

Roches en équilibre.

Roches en équilibre.

North Window.

North Window.

Delicate Arch.

Delicate Arch.

Moab - Monticello

Un 98 kilomètres pénible. Ça monte, ça descend, ça monte… et avec un rhume. Vive les nuits sous la tente! Il y a une aire de repos après 30 kilomètres, très utile pour refaire le plein d’eau. Les 15 derniers kilomètres sont en montant. Rendu à Monticello, je quitte le désert.

Monticello - Cortez

Lors de ces 104 kilomètres, je quitte l’Utah pour le Colorado. La température est nuageuse, voire pluvieuse, et fraîche. L’ensemble de pluie sera utile. Ici, le sable la place aux champs verdoyants. Tout est complètement différent! Mon ami viendra me chercher avec son auto car le rhume aura raison de ma dernière journée. Pour les plus téméraires, entre Cortez et Durango, ça montre presque tout le temps. Le parc national Mesa Verde se trouve à mi-chemin.

Cliff Palace, Mesa Verde National Park.

Cliff Palace, Mesa Verde National Park.

Durango

Magnifique petite ville où le plein air est très populaire. Pourquoi ne pas troquer le vélo pour le hiking, le temps d’une journée!

Durango - Albuquerque

J’ai fait le voyage en autocar et, pour ceux que ça intéresse, la première journée offre une montée mais, après, ça descend tranquillement pendant trois jours. Par contre, il faut être prêt à dormir au millieu de nulle part. Il y a 145 kilomètres entre Bloomfield et Cuba. Hormis ces kilomètres, il y a du sable et des montagnes.

Pour nous joindre: clemelin@sdvti.com .

 

Guillaume Boivin, septième après trois étapes

À défaut de résultats de dernière heure sur la quatrième étape de la Vuelta Independencia Nacional, en République dominicaine, voici, quelques précisions sur l’étape de mardi.

Cette troisième étape, longue de 155 km, aurait pu tourner à l’avantage Zach Garland et Charles Thibault, mais ils n’ont pu garder les devants jusqu’au fil d’arrivée. Garland a terminé septième, Thibault, dixième, avec le même chrono, à 32 secondes du meneur, Robert Peréz, un Dominicain de 21 ans. Peréz a devancé Oswaldo Capellán, après 3h12:18 de chaude lutte. 

Après trois étapes, Guillaume Boivin (7e) et Joël Dion-Poitras (9e) étaient à 2:19 du meneur, le Chilien Luis Sepulveda. Gregory Brenes, gagnant du dernier Tour du Costa Rica, était au huitième rang, entre les deux Québécois.

Au classement des sprinteurs, après trois étapes, Jean-Michel Lachance était deuxième (11 points), derrière Elvis Colon (20 points), tandis qu’au classement par équipe, la formation Tour de Québec était troisième, à 2:37 du premier rang détenu par l’équipe Pizza Hutt, du Costa Rica.

Jeudi, mission double, pour les coureurs: un 115 km pour débuter la journée, suivi d’un contre-la-montre de 10 km. La Vuelta Independencia Nacional, disputée par 17 équipes et près de 100 coureurs, se termine dimanche, 1er mars.

Guillaume Boivin, à 2:19 du meneur, en République dominicaine.

Guillaume Boivin, à 2:19 du meneur, en République dominicaine.

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