34 semaines pour atteindre le sommet!
28 novembre, 2008 par Annie Pouliot
Classé dans Chronique de Christian Lemelin, Entraînement, Ironman
À trois jours de débuter un périple de 34 semaines qui me mènera sur les routes plutôt abruptes du Ironman Lake Placid, j’ai finalement eu de l’inspiration pour écrire un article tant attendu par mon frère et Christian Lemelin.
J’avoue que, depuis plusieurs mois, peut-être même quelques années, mon frère Christian tente de me convaincre que certains lecteurs pourraient être intéressés par mes conseils de kinésiologue. J’avoue ne pas travailler présentement comme entraîneur, ayant plutôt opté pour demeurer sur les bancs d’école afin de poursuivre un Doctorat (et avoir plus de temps pour m’entraîner!). Je mets par contre mes connaissances dans le domaine de l’activité physique à profit en entraînant des athlètes de niveau paralympique et en fournissant des programmes d’entraînement à mes proches.
J’essayerai donc, à travers mes chroniques, de vous faire vivre ma préparation vers mon premier Ironman et peut-être d’inspirer certains d’entre vous à en faire autant. Je parlerai de mon plan d’entraînement, d’alimentation, d’équipement (et oui, je roule avec un vélo SDV*Ti), de motivation et d’organisation de vie.
Au fil de mes conversations avec d’autres athlètes et triathlètes, qui rendent d’ailleurs l’entraînement plus stimulant, je vous ferai part des petits trucs de chacun qui font en sorte qu’il est possible pour n’importe qui de s’initier au triathlon. Vous pourrez d’ailleurs m’écrire pour me proposer des sujets et m’envoyer des commentaires afin d’agrémenter mes chroniques.
Premier test de motivation : l’inscription
J’ai pensé vous parler de ma première expérience à un Ironman et qui s’est finalisée par une inscription pour l’année suivante.
En juillet dernier, je suis allée encouragée un couple d’amis qui participaient à leur premier Ironman. Quelle expérience! À 7h du matin, voir 2500 nageurs étalés sur le bord du lac devant des milliers de spectateurs les encourageant au son de la musique de U2. J’avoue que cela m’a laissée complètement bouche bée. La seule ombre au tableau, il a plu à boire debout toute la journée! On se console à la fin de la journée lorsque les athlètes nous disent que cela devait être pire pour les spectateurs! Bon d’accord, je vais participer l’année prochaine et les chances qu’il pleuve encore toute la journée sont plus minces, du moins, on espère!
Première étape: s’inscrire! Moi qui suis habituée de simplement ouvrir l’ordinateur, ouvrir la page Web de la course qui m’intéresse, de remplir le formulaire dont les coordonnées sont déjà enregistrées dans le système et de payer en ligne… me lever à 4h du matin pour aller faire la file a été un bon test de motivation. Mon copain et moi sommes donc arrivés vers 5h sur le site, où plusieurs centaines de personnes attendaient déjà, les pieds dans l’eau de la pluie tombée la veille, pour que les portes ouvrent à 9h.
Je n’avais jamais compris pourquoi les gens faisaient du camping aux portes du centre Bell pour avoir des billets de concert, j’imagine qu’eux aussi se demandent pourquoi je fais la file pour m’inscrire à une activité où je devrai faire 3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42 km de course.
De fait, c’est une excellente question, pourquoi je fais cela? Je crois que nous devons tous avoir une source de motivation solide afin de poursuivre des objectifs comme ceux-ci. Dans mon cas, le simple fait de vouloir demeurer active et en santé m’a amené à essayer le triathlon. Faut dire que mon frère Christian en faisait déjà depuis quelques années et que sa passion pour les vélos (SDV*Ti) a su m’embarquer dans cette aventure.
D’ailleurs, le triathlon est souvent vu comme un mode de vie en soi et non seulement une simple activité sportive. L’activité physique et une saine alimentation deviennent une préoccupation quotidienne mais il faut savoir fixer ses limites, ou avoir un entraîneur qui nous impose des journées de récupération afin que le triathlon ne devienne pas une obsession. Je reviendrai plus tard sur l’importance de la récupération et sur le dosage de l’intensité, deux notions que l’on acquiert avec l’expérience et qui nous aident à éviter le surentraînement.
Donc, trouvez votre motivation personnelle, cela vous aidera sans aucun doute à entreprendre un nouveau programme d’entraînement ou un nouvel objectif.
Dans le prochain article, je vous parlerai de la périodisation de mon entraînement, qui débute ce lundi 1er décembre, ainsi que des courses secondaires que j’ai mises au calendrier.
Pour joindre l’auteure de ces lignes:
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