L’équipe professionnelle Saxo Bank misera désormais sur le groupe SRAM Red

Après avoir débuté la saison d’entraînement avec Shimano, le très sélectif directeur Bjarn Riis a demandé à SRAM de venir à son aide afin d’effectuer la transition vers le groupe SRAM Red.

Selon le directeur, «le groupe SRAM Red a prouvé sa fiabilité, est un des plus légers sur le marché et est parfaitement ergonomique».

Les vélos de l’équipe Saxo Bank seront aussi équipés de roues Zipp  (compagnie parente de SRAM), le tout sur des cadres Specialized S-Works Tarmac et Roubaix SL2 et un S-Works Transition pour le contre-la-montre.

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L’équipe a affiché son nouveau matériel à deux compétitions en fin de semaine dernière. Soit au 78e Critérium international où Jens Voigt (Saxo Bank) a remporté l’épreuve pour la 5e fois de sa carrière. De quoi donner raison à Riis.

L’équipe était aussi présente à la E3 Prijs Vlannderen-Harelbeke. Le premier Saxo à franchir la ligne d’arrivée fut Matti Breschel (Den) en 33e position.

Le port du casque est toujours d’actualité

Dans un courriel, il y a quelques jours, Suzie Bélanger, directrice de l’équipe Cascades-ABC Cycles, me suggère d’aller consulter le site www.jeporte1casque.com.

Docile (?), je m’exécute, car le porte du casque est revenu dans l’actualité, ces jours derniers.

jeporte1casque-logoLe site porte bien son nom. Le casque et, conséquemment, la sécurité dans les sports constituent l’essence de son contenu. Même s’il est de conception française, il affiche des préoccupations qui n’ont pas de frontière. On y parle même, dans la section News (eh oui, on est en France, après tout!), de l’intervention de l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ) qui, récemment, a demandé à la ministre Michelle Courchesne (Éducation, Loisir et Sport) de rendre obligatoire le port du casque dans les sports hivernaux de glisse… provoquant un autre débat, sur la pertinence du port du casque, dans les pentes de ski, cette fois.

En réalité, ce n’est pas la pertinence du port du casque qui est remise en question, chaque fois que la question est soulevée, mais  l’obligation par voie législative qui provoque des grincements de dents.

On ne reprendra pas le débat, mais les témoignages et les images que l’on retrouve sur le site jeporte1casque.com devraient faire entendre raison à quelques irréductibles. Peut-être…

Personnellement, je dois avouer mon ambivalence, sur cette question (l’obligation), même si je crois que le port du casque devrait faire l’unanimité. Les joueurs de hockey, prétendus modèles pour nos jeunes, ont, pendant de nombreuses années, affiché leur réticence, face au port du casque. Pourtant, ils jugeaient essentiel de se protéger l’entrejambe. Chacun ses priorités… Il a fallu qu’on l’impose.

Après des années de sensibilisation, le casque et le vélo ne sont pas encore indissociables. Moins de 40% des cyclistes le portent. Pourtant…

L’ami Jean Furois, victime d’un très sérieux accident de vélo, il y a quelques années, pourraient vous en parler longuement. Il a failli y laisser sa peau.

Je concluerai en reprenant la phrase thème de jeporte1casque.com. «Il y a quelques années en arrière la question ne se posait pas encore, mais aujourd’hui, est-ce toujours raisonnable de pratiquer certains sports et loisirs sans être casqués?»

Merci pour la suggestion, Suzie!

Pour joindre l’auteur de ces lignes: clemelin@sdvti.com .

Le feu ravage la résidence de Patrick Lemay

février 4, 2009 par Christian Lemelin  
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Tragique incendie, dans Lotbinière, la semaine dernière. La nouvelle était pratiquement passée inaperçue, du moins, à Québec.

Or, c’est la résidence de Patrick Lemay, un ami cycliste et champion mondial (amateur) Powerman en 2005, qui a été détruite par le feu, le mercredi 28 janvier dernier. La maison, située sur le Chemin des Plaines, à Saint-Antoine-de-Tilly, est une perte totale.

http://lepeuplelotbiniere.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=83139&catname=Faits+divers&classif=Nouvelles

Papa Patrick, maman Nathalie,  les deux filles, Charlotte et Juliette, n’ont, dans cette douloureuse épreuve, subi aucune blessure. Les deux jeunes filles étaient en classe au moment de l’incendie.

Tous les amis, du milieu cycliste en particulier, vont sans doute avoir une pensée pour eux afin de leur transmettre toute l’énergie positive dont ils auront besoin au cours des prochaines semaines.

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Et le vélo, dans tout ça?

On veut développer un réseau cyclable cohérent, associé à un réseau de transport qui l’est tout autant. Toutefois, quand il s’agit de poser les gestes concrets, de prendre des décisions souvent difficiles, les ardeurs s’étiolent.

Le «développement durable» n’est pas encore au même niveau que le (prétendu) «développement économique» traditionnel. Les retombées ne sont pas aussi évidentes. Y paraît.

À Québec, ces temps-ci, c’est le projet de tours à bureaux du groupe Cominar, sur le boulevard Laurier, qui suscite la controverse.

Que vient faire le vélo, dans cette histoire? Il est complètement évacué de la question. Pourtant, qui dit bureaux, dit travailleurs, dit déplacements, dit transport, dit automobiles, dit bouchons de circulation, etc… Ceux qui vivent ou travaillent dans les environs savent pourtant que l’accès à ce secteur, pour les cyclistes, n’a rien de rigolo.

Les résidants du secteur sont inquiets. Dans un article paru dans le quotidien Le Soleil (30 janvier), on décrit la grogne qui couve, parmi eux.

«Plusieurs jugent en effet leur quartier saturé et se plaigent notamment de la circulation, très dense aux heures de pointe dans ce secteur», mentionne le journaliste du Soleil qui, par la suite, rapporte les propos tenus par deux d’entre eux, lors d’une séance de consultation de la Ville, sur le projet immobilier (deux tours de 17 et 13 étages) à l’angle du boulevard Laurier et de la route de l’Église.

«Je n’ose même pas imaginer comment 1500 nouvelles voitures vont pouvoir se frayer un chemin là à chaque jour», a lancé Yvon Mercier, qui réside dans le quartier Saint-Yves.

«Le boulevard Laurier a été développé à coups de dérogations au zonage. C’est pour cette raison qu’il est laid et que (ses édifices sont disparates). Et là, vous êtes en train de refaire la même erreur», a souligné Robert Houle, lui aussi de Saint-Yves.

Voilà pour les citations tirées du Soleil.

Circulation automobile et qualité de vie, dans les quartiers résidentiels, ce n’est pas nécessairement synonyme. On s’entend là-dessus.

Encore une fois, les décideurs et les promoteurs manquent de vision. On ne peut s’opposer au développement, mais il y a ou il devrait y avoir des façons de le faire en respectant tout ce qui et tout ceux qui, éventuellement, vont en subir les conséquences.

Tant que tout projet de développement ne sera pas accompagné d’une vision environnementale où les déplacements par des moyens alternatifs, légers, n’y seront pas favorisés, il sera incomplet et inacceptable.

Mais la situation du boulevard Laurier n’est-elle pas une partie de l’héritage légué par une personne que, il n’y a pas si longtemps, on a failli canoniser? L’héritage d’une personne qui a déjà traité les cyclistes d’enfants gâtés? L’héritage d’une personne qui a empêché les cyclistes de circuler - même à pied, à côté de leur vélo - sur une plage longeant le Saint-Laurent? L’héritage des Morin et Beaudin qui l’ont précédée?

Pas très charitable, de ma part, de m’en prendre à quelqu’un qui ne peut plus se défendre. J’en conviens. Mais, pour expliquer le merdier actuel, il faut, parfois, remonter dans le temps…

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Donnez votre appui au lien cyclable sur René-Lévesque

novembre 29, 2008 par Christian Lemelin  
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Plus tôt, cette semaine, deux membres de Promo-Vélo, Florent Joerin et Richard Parent, ont fait valoir, de façon positive et documentée, dans un billet paru dans le quotidien Le Soleil, les avantages, tant pour les cyclistes que pour les commerçants du secteur concerné, de réaliser, sans (trop) tarder, le lien cyclable est-ouest proposé par les autorités municipales de Québec.

Ce lien, en plein coeur de la Haute-ville, relierait la Colline parlementaire à la Cité universitaire par le boulevard René-Lévesque. Si les commerçants de ce secteur ne s’opposent pas nécessairement à ce projet, ils émettent de sérieuses réserves sur les impacts négatifs que ce lien pourrait avoir sur l’achalandage dans leur commerce.

Florent Joerin et Richard Parent prétendent, au contraire, que l’impact pourrait être positif car, à leurs yeux (et avec raison), les cyclistes sont également des consommateurs qui, pourrait-on, ajouter, ont parfois plus d’argent de disponible puisque leurs coûts de transport sont moins élevés.

Si, pour toutes sortes de raisons, vous n’avez pas lu le Point de vue en question, je le reproduis ci-dessous en vous invitant à le lire et à signer la pétition d’appui au projet «René-Lévesque», tel que proposé en fin de texte.

Les cyclistes aussi magasinent

par Florent Joerin et Richard Parent, Promo-Vélo

En favorisant les déplacements à vélo, le développement du réseau cyclable de Québec ne procurera pas seulement des avantages aux cyclistes. Il s’agit d’un moyen concret de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de contrer de sérieux problèmes de santé publique reliés à la circulation automobile et au smog qu’elle engendre (épidémie d’embonpoint, problèmes cardio-respiratoires, etc.). Il n’est pas inutile de rappeler que la Ville de Québec s’est donné des objectifs précis à ce sujet, d’une part dans le plan directeur du réseau cyclable et d’autre part dans le plan d’action pour la réduction des gaz à effet de serre.

Par ailleurs, Promo-Vélo tient à souligner que ce projet de bande cyclable ne doit pas aller à l’encontre de la survie des commerces du quartier. Au contraire, en y associant quelques aménagements urbains, il est possible et facile de créer des ambiances agréables qui ne manqueront pas d’attirer une clientèle nouvelle, largement susceptible de compenser celle qui ne pourra plus directement se stationner devant le commerce.

Cette perspective d’un renouvellement et d’une augmentation de la clientèle ne pourrait être garantie dans tous les secteurs de la ville. Cependant, elle est très probable dans le secteur de la rue Cartier, qui se démarque des autres secteurs commerciaux de Québec par la très forte proximité de sa clientèle. En effet, une étude réalisée par le Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) de l’Université Laval pour la Communauté métropolitaine de Québec a montré que la moitié de sa clientèle parcourt en moyenne 500 mètres pour se rendre dans les commerces de la rue Cartier (1500 mètres pour 80%). De même, l’enquête origine-destination (2001) montre que 60% des déplacements vers les commerces de la rue Cartier s’effectuent à pied ou à vélo.

Enfin, un comptage des cyclistes sur l’axe est-ouest, le 11 septembre dernier, a montré qu’au moins 1600 cyclistes se déplacent quotidiennement sur cet axe entre 7h et 9h, de la colline parlementaire vers Sainte-Foy et vice-versa. Ainsi la création d’une voie cyclable ne pourra que renforcer la nature particulière de ce secteur commercial et y amener, chaque jour, une clientèle cyclistes (au moins 3000) très proche du client «type».

Convaincu que la pratique du vélo s’associe idéalement à la fréquentation des commerces de proximité, au contraire des grands centres commerciaux de périphérie, mais aussi qu’il est temps de faire immédiatement un pas significatif à Québec en faveur d’une mobilité plus douce et plus active, Promo-Vélo a choisi de faire circuler une pétition en ligne sur la page d’accueil de Promo-Vélo au www.promo-velo.org, qui démontrera que les cyclistes appuient les élus dans la réalisation de ce projet.

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Un an et 200 textes plus tard

novembre 27, 2008 par Christian Lemelin  
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Mine de rien, 12 mois se sont passés depuis qu’on s’est mis dans la tête de rejoindre les cyclistes et intervenants du milieu par le biais d’un site - certains appellent ça un blogue, mais je n’aime pas ce terme qui fait réducteur… ou refuge de placoteux - où l’information sérieuse, objective, tient une place primordiale.

Quelque 200 textes ont paru, dans notre humble site, depuis la fin-novembre 2007. Des photos, des commentaires, des reportages et des analyses qui, on le suppose, ont été appréciés, car personne n’a encore mis de contrat sur notre tête! Et quelque 50 000 visites ont été enregistrées… grâce à la variété de nos sujets, mais, aussi, grâce à nos liens avec certains acteurs importants du milieu dont, Guy Maguire, de Véloptimum / Vélo nouvelles. Sans le fidèle support de ce dernier, nous n’aurions jamais atteint de tels chiffres.

De tels chiffres? Je sais, pour certains, 50 000 visites, c’est de la petite bière. Mais il faut se rappeler que nos moyens, nos outils, pour avancer, ne relèvent que du travail et non d’investissements majeurs ou d’importantes subventions. Et aucun réseau (télé ou autre) ne vient amplifier ou exagérer l’importance ou la qualité de notre contenu. Nous sommes plutôt deux «effrontés» qui, sans argent (ou si peu), ont décidé de se mesurer aux grands!

Ceci étant, nous avons encore des ambitions. La réponse que nous avons eue, partout où nous sommes allés, nous incite à continuer… et à viser plus haut.

Pour 2009, nous comptons, à tout le moins, doubler le nombre de nos visiteurs. Le tripler, si possible. Pourquoi pas! Comment? En améliorant le contenu.

La semaine dernière, nous avons lancé un appel pour avoir un peu d’aide, pour avoir des collaborateurs qui nous permettront de pousser l’aventure encore plus loin, avec de beaux projets que nous souhaitons concrétiser, sauf exception, à compter de janvier. Ceux qui ont des idées, ceux qui ont envie d’écrire, n’hésitez pas, nous avons encore de la place!

Notre premier ajout viendra de la «plume» d’Annie Pouliot, kinésiologue, qui nous parlera d’entraÎnement (le sien, en particulier) et de tous ces petits trucs qui, parfois, font la différence. À lire et à suivre, à compter de demain!

Nous demandons également aux responsables de clubs cyclistes (route, montagne, BMX…), aux organisations qui sont liées de près ou de loin à la pratique du vélo, à nous contacter quand ils ont de l’information à faire diffuser. Nous avons toujours accordé un traitement honnête et équitable aux choses et évènements dont nous avons été témoins et aux informations qu’on nous a «refilées».

Pour avoir oeuvré pendant de longues années dans la presse écrite, je sais que les petites organisations n’ont ni les moyens, ni les ressources des grosses machines professionnelles. Je sais aussi que les régions souffrent souvent d’un manque de visibilité qui ne leur rend pas justice. Elles ont, pourtant, tout le potentiel pour fournir à leur jeunesse un encadrement motivant, tourné vers l’avenir.

Il faut parfois peu de choses pour aider un jeune à se dépasser. Une photo, un petit texte…

Nous sommes prêts à continuer. Avec vous!

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Le monde à l’envers!

novembre 19, 2008 par Christian Lemelin  
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Pendant que des gens, souvent de façon bénévole, s’évertuent à offrir ou faire la promotion de produits accessibles tels les pistes cyclables, sentiers pédestres, de ski de fond ou de raquette, les grands gestionaires du sport professionnel lancent les millions par les fenêtres comme s’il s’agissait de vulgaires jetons de bingo!

Derniers exemples: Paul Stastny arrache 33 M$, pour cinq ans, à l’Avalanche du Colorado et Ryan Dempster soutire rien de moins que 52 M$, pour quatre ans, aux Cubs de Chicago. Et ce n’est rien, attendez que Manny Ramirez passe à la caisse!

Qui va payer, pour tout ça, pensez-vous? À 100$ le billet, parfois plus, pour assister à un match de hockey ou de baseball, on ne se pose plus de question. Sans compter les hot dogs à 6$, la bière à 8,25$, les t-shirts à 30$…

Pendant ce temps, la planète traverse l’une de ses pires crises depuis la Grande Dépression des années 30.

Pendant ce temps, on note une hausse de 50% des enfants affamés (691 000), aux États-Unis, en 2007. Les derniers chiffres publiés par le département fédéral américain de l’Agriculture démontrent qu’un Américain sur huit a du mal à se nourrir correctement. Plus de 36 millions d’adultes et enfants ont souffert de sous-alimentation en 2007. Quelque 12,2% des Américains n’ont pas les moyens financiers ou ne bénéficient pas d’une aide suffisante pour acheter la nourriture qui les maintiendraient actifs et en bonne santé, ont rapporté les médias, cette semaine.

Pendant ce temps, Citigroup annonce la suppression de 50 000 emplois; Pepsi, plus de 3000; plusieurs centaines de travailleurs se retrouvent «à pleine face dans la rue», à Donnacona… comme en bien d’autres endroits.

C’est quoi le lien avec le vélo? La conscience. La nécessité que l’on a de réfléchir sur les gestes que nous posons quotidiennement.

Bon, un peu d’air frais, ça va faire du bien!

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Prêts à tout… peu importe le prix

novembre 1, 2008 par Christian Lemelin  
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Note aux lecteurs: L’écriture, c’est comme la compétition, on peut devenir accro! Christopher Bernard, un jeune coureur cycliste qui passera à la catégorie junior, en 2009, le découvre rapidement. Après deux essais concluants, il nous revient, cette fois, avec un commentaire personnel sur toutes ces histoires de dopage qui ont sali le cyclisme - et toute la classe sportive, pourrait-on ajouter - au cours des dernières années. Assistons-nous à l’émergence d’une nouvelle «vocation»? Peut-être… Quoiqu’il en soit, il me fait plaisir d’offrir cette tribune à Christopher et de l’accompagner dans son apprentissage de l’écriture journalistique. Bonne lecture!

GATINEAU - Hamilton, Basso, Vinokourov, Rasmussen. Plus récemment, Kohl et Ricco. La liste est longue. Les derniers temps ont été catastrophiques pour le monde du cyclisme… ou magnifiques, d’un  autre côté. 

Si les tricheurs ont toujours été traqués par l’UCI (Union cycliste internationale), il semble maintenant que de tricher soit  de plus en plus difficile, grâce aux nouvelles technologies.

Lorsqu’on pense que les tricheurs sont de plus en plus souvent épinglés, que la santé de l’athlète est en danger avec l’utilisation de ces produits et que l’image publique du tricheur est souillée à jamais, lorsqu’il se fait prendre, qu’est-ce qui peut bien pousser un athlète à se doper?

Il y a bien sûr le désir de performer.  La nature humaine nous pousse à toujours vouloir être le premier.  C’est inné. Alors que même les fabricants de vélos dépensent des millions de dollars pour deux ou trois secondes, qu’est-ce qu’un athlète serait prêt à sacrifier pour avoir sa place sous les feux de la rampe?  En tant qu’athlète, il est normal d’avoir le réflexe de se demander qu’est-ce qui nous permettrait d’atteindre des niveaux encore jamais égalés.

Comme dans le cas Jeanson, la pression des proches peut-être un facteur important aussi.  Un athlète peut se sentir poussé par ses proches à performer à un point tel que le dopage devient LA solution de rechange.  Comme je l’ai écrit ci-dessus, le désir de performer est inné en nous, et ce, même chez nos proches.  La peur de décevoir ses parents et ses amis peut-être une motivation quand on est acculé au pied du mur, face au dopage.

Les demandes toujours plus élevées face aux athlètes sont aussi un facteur qui peut mener au dopage. Regardons simplement le prochain tour de France.  Rien de moins que le mont Ventoux à la veille de la dernière étape.  Est-il sincèrement humain de croire qu’un homme puisse accomplir, après deux semaines et demie comportant six étapes de montagnes, l’ascension du mont Ventoux, l’un des cols les plus difficiles de toute la France?  Je ne le crois pas.  C’est pousser les athlètes, qui sont eux-mêmes poussés à performer par leurs commanditaires, à user de produits illégaux. 

Mais le véritable coupable dans cette histoire, je crois, n’est que l’homme.  Autant l’homme veut être diverti toujours de manière plus excitante que la veille, autant l’homme est prêt à tout pour ressortir du lot. Le problème ne réside pas uniquement dans les athlètes, le problème est dans la manière dont on les traite et comment on les éduque.  Les sportifs ne sont pas seulement là pour nous divertir, mais bien pour nous montrer la beauté de ce que l’être humain est capable d’accomplir. 

Pour conclure, je suis d’avis que les athlètes ont une part de responsabilité dans les cas de dopages. Oui, ce sont eux-mêmes qui décident d’en arriver là, mais lorsqu’on regarde les faits, ne serait-ce pas nous qui tenons la seringue. Nous leur demandons de toujours aller plus vite, plus haut et plus loin sans aucune considération pour la machine complexe qu’est le corps humain.  Lorsqu’ils se font pincer, nous jouons les vierges offensées en nous demandant vers quoi s’en va notre société et notre sport. 

La vraie question est de savoir vers quoi nous menons notre société et notre sport, de quelle manière nous éduquons et éduquerons nos enfants face à la victoire, la défaite et les performances.  Les athlètes de demain seront ceux qui, espérons-le, apporteront avec eux une nouvelle vision du sport et du dopage.

Christopher Bernard

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Entre l’honneur et le fric…

octobre 30, 2008 par Christian Lemelin  
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Je m’étais juré de ne pas commenter l’Affaire Jeanson. Y’en a plein d’autres qui peuvent le faire mieux que moi.

Ce qui me fait revenir sur ma résolution, c’est de voir l’argent (perdu ou gagné, c’est selon), encore une fois, motiver l’essentiel de certaines réactions. La honte et le déshonneur, sur un tas de fric, ça vaut quoi?

Toutes celles et tous ceux qui ont été floués par le clan Jeanson devraient comprendre que si grande soit la richesse ($), elle n’a aucune valeur si elle est associée à la supercherie.

La rage, la colère et la haine sont des sentiments négatifs, destructeurs dont il faut s’éloigner.

Avoir la conscience tranquille, ça n’a pas de prix!

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Désolant!

octobre 21, 2008 par Christian Lemelin  
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Le projet de vélodrome, en Beauce, à l’évidence, ne laisse personne indifférent.

Il est toutefois désolant de lire autant de propos réducteurs venant d’individus qui, pourtant, devraient être les premiers à sauter dans le train. À mettre l’épaule à la roue.

C’est avec des gens qui ont des idées, de l’audace et de la persévérance que l’on bâtit une société saine, équilibrée, dynamique et productive.

En quoi le projet beauceron peut-il, de façon péremptoire et sur un ton parfois condescendant, être balayé du revers de la main quand on ne se donne même pas la peine de l’analyser sérieusement? On ne parle pas, ici, d’un équipement à vocation unique en plein milieu d’un champ, même si certains propos nous laissent croire que la Beauce, c’est presque l’Antarctique.

Et puisqu’on y est; les distances, l’éloignement des collèges et des universités… Sachez que l’Université Laval, l’Université du Québec et sa branche de Lévis, les cégeps de Lévis-Lauzon, de Sainte-Foy et F.-X. Garneau sont à une heure ou moins de Saint-Georges où, soit dit en passant, il y a quand même quelques institutions d’enseignement. Que fait-on du temps perdu dans les bouchons de circulation dans la région métropolitaine? Ciel, trouvez d’autres arguments!

Le bassin de population? Ça voudrait dire que rien n’est viable en dehors des grands centres? Que les régions sont condamnées à vivoter, à se vider de leurs meilleurs éléments, à mourir? Allons donc!

La rentabilité? Ça se mesure comment la rentabilité sociale?

La viabilité? Un vélodrome intégré à un concept multidisciplinaire, élément d’un ensemble ouvert à tous, douze mois par année, a certainement plus de chances de s’en tirer qu’une piste qui ne repose que sur elle-même.

Les coûts? Tout coûte plus cher dans les grands centres ou en périphérie.

Les échecs du passé? Ma foi, il y a longtemps qu’on aurait rayé le Québec de la carte!

La réussite est le lot de ceux qui ne reculent pas devant les premières difficultés. J’en sais quelque chose, car j’oeuvre dans le milieu du sport depuis plus de 35 ans. En 1993, quand j’ai participé au démarrage du projet de la Piste Jacques-Cartier/Portneuf, on me traitait de rêveur. Quinze ans plus tard, le Québec est tapissé de voies cyclables! Évidemment, on ne parle pas de la même clientèle, mais on ne parle pas, non plus, du même investissement. Quelques millions de dollars, sur les 43 projetés, pour l’ensemble du projet beauceron.

Pour reprendre les propos de Josée Robitaille: «Qu’est ce que vous avez à perdre à croire à la réalisation d’un projet du genre? De quoi avez-vous peur? Qu’est ce qui vous menace là-dedans?»

Un peu de calme, s’il vous plait! À défaut de participer, laissez les acteurs se manifester et, au besoin, retourner à leur planche à dessin…

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