Vélos de montagne: comment s’y retrouver?
février 19, 2009 par Christian Dallaire
classé dans Chronique, Matériel, Technologie, Vélo
«Cette année je m’achète un vélo de montagne», me dit un collègue de travail. Alors je lui demande: «Oui, mais pour faire quoi?»
Il existe tellement de modèles et de types différents qu’il est difficile pour un néophyte de s’y retrouver. Même un amateur averti risque d’y perdre son latin. Cross-country, all-mountains, freeride, c’est quoi tout ces termes anglais? Alors voici.
Au tout début, il n’existait qu’un type de vélo de montagne. Celui-ci était construit avec un cadre d’acier bien solide et des roues équipées de gros pneus à crampons. Pas de suspension ici.
Quelques années plus tard, au début des années 90, est apparue la fourche à suspension, suivie des suspensions arrières. Il n’y avait alors pas de distinction entre vélo de cross-country et vélo de descente. Toutefois, en cross-country, les coureurs utilisaient presque exclusivement des vélos simple suspension.
Au cours des années, les cadres et suspensions ont évolué rapidement, ce qui fait qu’aujourd’hui nous retrouvons plusieurs types de vélos de montagne. Ce sont principalement la géométrie du cadre et le débattement des suspensions qui permettent de les différencier.
En cross-country, les cadres offrent une position agressive à la manière des vélos de route. Les suspensions ont des débattements compris entre 80 et 100mm. On retrouve autant de vélos simple que double suspension. C’est encore la gamme de vélo de montagne la plus vendue.
Très près des vélos de cross-country, les vélos de type marathon offrent un confort accru grâce à une position plus relevée et un débattement des suspensions se situant entre 110 et 130mm. On trouve, dans cette catégorie, uniquement des vélos à double suspension. Les Devinci Remix SL, Cannondale Rush, et Specialized Stumpjumper FSR font partie de cette catégorie de vélos forts polyvalents.
Offrant un débattement un peu plus important, soit entre 130 et 160mm, les vélos all-mountains permettent aux amateurs de sensations fortes de rouler dans des sentiers très escarpés et jonchés d’obstacles importants sans trop sacrifier à l’efficacité du pédalage. Si vous aimez emprunter les sentiers de descentes de Bromont ou du Mont-Sainte-Anne mais que vous roulez également dans des sentiers de cross-country, c’est sans doute ce type de vélo qu’il vous faut. Par contre, vos copains équipés de vélos de cross-country vous trouveront bien lents sur le plat ou en montée.
Les vélos de freeride ont pour leur part des suspensions ayant entre 160 et 200 mm de débattement. Leur cadre et leurs roues sont également beaucoup plus solides et permettent de rouler dans n’importe quelles conditions et d’exécuter des sauts de quelques mètres. Ils sont directement dérivés des vélos de descente et leur géométrie s’en rapproche fortement. Ils sont à réserver pour les sentiers extrêmes, ne comportant peu ou pas de plats et de montées.
Finalement, les vélos de descente offrent des suspensions de 200 et même 220mm. Sur certains points, ils sont plus proches des motocross que des vélos de montagne. La position de conduite sur ce type de vélo vous enlève assurément le goût de rouler sur des sentiers de cross-country. Mais en descente, tasses-toé mononcle!
Il existe également des vélos dédiés au saut dit de dirt-jump ou urban-assault et des vélos pour les épreuves de four-cross. Ces derniers offrent un débattement similaire au vélo all-mountains mais leur cadre est renforcé et leur géométrie légèrement différente. On trouve également beaucoup de simple suspension dans les courses de four-cross et uniquement de tels vélos pour le dirt-jump.
Dans un prochain article: les différents types de suspension.
Pour joindre l’auteur de ces lignes: trudo@cgocable.ca .
Histoire de «CUL»
janvier 15, 2009 par Christian Lemelin
classé dans Chronique, Technologie
Un «CUL», vous savez c’est quoi? C’est un «Cycliste Ultra Léger». Celui qui se préoccupe ou fait de l’urticaire à chaque fois qu’on ajoute un peu de poids à son vélo.
C’est aussi celui qui dépense une fortune pour alléger son vélo, gramme par gramme. Il ne fait pas de compétition mais, peu importe, dans une conversation, ça paraît bien!
Une selle de 100 gr, des roues de 1200 gr, un cadre de 1000 gr, tout ça, c’est trop lourd! Dépassé, obsolète, suranné, ringard! «Un handicap à ma performance…»
Celui-là, il s’inquiète maintenant de l’arrivée du dérailleur électronique, un gadget qu’il ne pourra s’offrir s’il dépasse ses exigences absolues de légèreté. La quincaillerie, les piles, comment ça va peser, tout ça? La question m’a été posée et, ma foi, je m’en balance! Je serais davantage préoccupé par une panne, en pleine campagne, à 25 km du prochain village! Je préfère transporter un cable et un tube de rechange.
Je vais donc transférer la question à mon collègue et spécialiste du «produit», Christian Pouliot.
Mais j’aurais quand même une piste à suggérer aux spécialistes de la «R&D»: pourquoi ne pas concevoir un cadre étanche dans lequel on injecterait de l’hélium? Un vélo que l’on ancrerait au sol, quand on ne l’enfourche pas, il me semble que ça règlerait la question, une fois pour toutes…
Pour joindre l’auteur de ces lignes:
Transmission automatique pour vélo
octobre 17, 2008 par Christian Pouliot
classé dans Technologie
Est-ce que l’avenir du vélo de plaisance passerait par la transmission automatique de Shimano?
Bien que sur le marché depuis déjà fort longtemps, la promesse d’un système plus léger et demandant moins d’entretien ne peut que susciter un maximum d’intérêt pour le marché des vélos de ville et de piste cyclable.
C’est effectivement très loin de notre marché, mais très intéressant à lire , surtout pour les prochaines innovations dans le monde du cycle.
Source News.com (Cnet):
Bike makers take automatic transmission for a spin





