Des «commanditaires» indispensables: les parents
29 octobre, 2008 par Christian Lemelin
Classé dans Actualité
Note aux lecteurs: Au fil de nos conversations, en cet été 2008 qui fait maintenant partie du passé, j’ai proposé à Christopher Bernard de tenter l’expérience «journalistique» et d’écrire un ou quelques textes pour le site que vous consultez présentement. Le jeune coureur cycliste de Gatineau - il évoluera en catégorie junior, en 2009 - ne s’est pas fait prier très longtemps et il m’a proposé deux sujets que j’ai aussitôt acceptés. Le premier portait sur le club cycliste Val-des-Monts, un club de patinage de vitesse qui a élargi sa mission. Le deuxième, ci-dessous, porte sur l’apport inestimable des parents dans le cheminement et le développement des jeunes athlètes. Bonne lecture!
GATINEAU - L’an prochain, je vais entreprendre ma sixième année dans un sport que j’adore, la course cycliste.
Non, je ne suis jamais allé aux Jeux olympiques, ni aux Championnats du monde. Je n’ai jamais gagné un championnat un canadien ni même un championnat québécois. On peut facilement s’imaginer alors, que les commanditaires ne se précipitent pas sur moi pour que je porte, que j’utilise ou que j’endosse leurs produits.
Pourtant, durant toutes ces années, malgré les contre-performances, les déceptions et que les bris de matériel, j’ai eu des commanditaires qui ont su me rester fidèle : mes parents, Caroline Martel et Alain Bernard.
Mes parents m’ont toujours supporté dans la pratique de ce sport, et c’est pourquoi j’aimerais leur dédier ainsi qu’à tous les autres parents qui supportent leurs enfants, les lignes qui vont suivre.
Dès qu’on parle d’engagement, dans un sport, il faut aussi penser aux parents. «Au début, nous étions tous en processus d’apprentissage. Il fallait compter au moins une heure par jour d’entraînement et s’assurer que leur encadrement soit convenable», faisait remarquer ma mère, Caroline Martel, une de mes fidèles commanditaires. «Il faut aussi considérer l’engagement monétaire. Quand on commence, dans un sport, il faut partir à zéro. Pour le cyclisme, avec deux enfants, ça coute cher!», renchérit mon père, Alain Bernard, lors d’un tête-à-tête pour préparer ce texte.
Et ces histoires de parents rendus complètement fous, dans les arénas, à cause de prétendues injustices envers leurs enfants, mes parents y voient d’évidentes exagérations. «Il faut pousser les enfants avec des objectifs réalisables. Les jeunes qui font du vélo, au Québec, en pensant devenir le prochain Lance Armstrong vont bientôt être déçus!», lance, en ricanant, mon père. «Il faut être un phare pour nos enfants, en tant qu’adultes, nos enfants vont nous voir réagir d’une certaine façon et penser qu’il s’agit de la bonne manière d’agir. Lorsqu’on est témoin d’injustice, il faut prendre ça en respirant par le nez et, surtout, apprendre a ses enfants à faire valoir leurs droits d’une manière logique.»
On le sait, équiper un athlète pour une saison entière peut représenter un investissement fort important, «C’est sûr que c’est beaucoup d’argent, mais quand on décide de s’impliquer dans un sport avec ses enfants, il faut être prêt à mettre l’argent sur la table, ça fait parti de la «game». Il existe des programmes de bourses et d’aide financière, probablement pas assez, mais ils sont là. Si tu ne fais pas d’efforts pour les trouver, tu ne pourras probablement pas en bénéficier.»
«Ce qui aide le plus quand on démarre, c’est le monde qui comprend tout ce que ça représente d’être un athlète amateur. Dès nos débuts, nous avons eu l’aide de Vélo2Max, une boutique de Trois-Rivières à qui nous devons une fière chandelle. Puis est venu SDV*TI pour Audrey ainsi que Peak Centre et Pierre Hutsebault», enchaîne mon père Alain..
En terminant, un parent commanditaire parfait, est-ce que ça existe? «Je ne crois pas qu’il y ait une véritable formule parfaite», commente ma mère, Caroline Martel. «Tout est une question d’équilibre. Si tu as trois enfants mais que tu mets tout sur un seul, simplement parce qu’il fait du sport, alors il n’y a plus d’équilibre. Il faut savoir aussi quand être là pour son jeune et quand se faire oublier après une course.»
Comme je le disais au tout début, j’ai eu de la chance. Mes parents n’ont jamais compté les heures et les efforts pour nous encadrer. J’ai eu la chance d’avoir des parents formidables qui m’ont toujours montré le bon exemple et qui ont toujours tenté de m’aider, au meilleur de leurs connaissances, pour que je m’améliore.
Je crois que le sport amateur repose sur ça, des enfants qui font le sport par plaisir et des parents qui supportent leurs enfants du mieux qu’ils le peuvent. Trop souvent on essaye de nous vendre du sensationnalisme avec des parents qui s’en prennent aux arbitres, au détriment des parents qui, comme les miens, accompagnent leurs enfants et les aides à se développer.
Il faut toujours se souvenir que derrière chaque athlète professionnel, il y a des parents qui ont sacrifié beaucoup de choses pour permettre à leurs enfants d’atteindre de plus hauts niveaux.
Christopher Bernard

Mes parents, Caroline Martel et Alain Bernard, n'ont pas gagné ces plaques, trophées et médailles, mais sans leur contribution, leur soutien, la collection ne serait pas la même.
Pour nous joindre:
418-877-8937








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