La FQSC outrée par les propos de Tino Rossi
4 juin, 2009 par Christian Lemelin
Classé dans Actualité, Compétition, dopage
Difficile de passer plus d’une semaine sans qu’une histoire sur le dopage n’éclate. Cette fois, ce n’est pas la consommation révélée d’un athlète, qui soulève la controverse, mais les propos d’un promoteur associé aux compétitions cyclistes depuis de nombreuses années.
Le promoteur en question est Tino Rossi, organisateur des Mardis cyclistes de Lachine, épreuves sanctionnées par la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). Les propos qu’il a tenus, lors d’une entrevue sur les ondes d’une station montréalaise (CKAC), jeudi matin, ont soulevé la consternation, au sein de la FQSC, et la direction de l’organisme qui régit les compétitions cyclistes, au Québec, n’a pas tardé à réagir.
Dans un communiqué envoyé aux médias, jeudi soir, la FQSC reprend quelques-uns des propos de Tino Rossi: «Moi, je suis d’accord qu’un jour, les produits pour venir en aide aux athlètes soient légalisés, sous prescription des médecins. Que ce soit de la drogue ou des spaghettis, s’il vous plait, mettez-vous quelque chose en tête: c’est un sport, c’est un gagne-pain et ils ont besoin d’outils pour y arriver.»
Il n’en fallait pas plus pour relancer le débat.
«La FQSC tient à se dissocier complètement des propos tenus par monsieur Rossi et réitérer sa position vis-à-vis de la lutte au dopage sportif. C’est dans cet esprit qu’en 2006, la FQSC a lancé sa campagne «Roulez gagnants au naturel!», qui se voulait à la fois une réponse à la fausse perception quant à l’intégrité des athlètes qui pratiquent les sports cyclistes, et une indication très claire quant à la position adoptée depuis toujours par la FQSC face au dopage sportif, soit une tolérance zéro.
«Le dopage sportif n’a pas sa place dans le sport. Il est désolant de constater que certains individus dans le milieu sportif croient que cette voie est nécessaire pour atteindre les plus hauts sommets.
«La FQSC demeure convaincue qu’il est possible de performer aux plus hauts niveaux du sport cycliste sans avoir recours à des substances interdites. Plusieurs cyclistes québécois ont obtenu des performances significatives au niveau international, sans que jamais leur intégrité n’ait été questionnée. Ces athlètes sont la preuve qu’il est possible de rivaliser avec les meilleurs athlètes au monde en respectant les règles du jeu.
«Légaliser l’utilisation de substances interdites serait d’abdiquer nos responsabilités vis-à-vis de l’éthique dans le sport et de la santé des athlètes. Les valeurs véhiculées par la FQSC sont l’intégrité, l’esprit sportif, le sens du dépassement, le respect des règles et des adversaires, l’adoption de saines habitudes de vie, autant de valeurs qui sont directement en lien avec la promotion de l’éthique en loisir et en sport», soutient le communiqué signé par Louis Barbeau, directeur général de la FQSC.
L’entrevue de Tino Rossi, à CKAC, est en lien avec la présence de Floyd Landis (photo), champion déchu du Tour de France 2006, aux Mardis cyclistes de Lachine, le 16 juin. Testé positif (taux de testostérone 11 fois plus élevé que la limite permise), suite à un prélèvement effectué après la 17e étape du TdF, Landis a été suspendu pour deux ans et, en 2009, il tente un retour à la compétition au sein de l’équipe OUCH/Maxxis, avec laquelle il n’a rien brisé, jusqu’à maintenant. Landis sera accompagné de quatre coéquipiers, dont Cameron Evans, champion canadien sur route, en 2007.
Pour nous joindre: clemelin@sdvti.com .








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