Le porte-vélos idéal…

À l’achat d’un vélo, il faut, parfois, ajouter celui d’un support pour en assurer le transport, en toute sécurité, sur son véhicule motorisé.

Si l’acquisition du vélo demande un soin particulier, il faut également y aller de certaines précautions quand vient le moment de choisir un bon porte-vélos.

Première consigne, il ne faut jamais s’emparer du premier carton, sur le bout d’une tablette, et penser que LA solution s’y trouve à tout coup, sous prétexte que l’objet en question - placé là pour faire succomber les imprudents - semble être une bonne affaire. Méfiez-vous des aubaines, surtout chez les marchands qui n’y connaissent rien.

Le choix du porte-vélos ne doit pas se faire uniquement en fonction du prix. On peut chercher le bon «deal», mais non sans oublier ses besoins réels,  le type d’auto,  le(s) vélo(s) et l’usage (fréquence, distance…) qu’on en fera.

Il y a, essentiellement, trois types de porte-vélos: appui sur le coffre, sur attache-remorque et sur le toit.  «Les modèles en appui sur le coffre arrière sont les plus abordables et relativement sécuritaires, s’ils sont bien installés. Cependant, leur usage doit être limité à de courtes distances», explique Luc-André Vigneault, un spécialisté rencontré chez Rack Ultra, à Québec.

«Parce qu’il est en appui direct sur la peinture, il faut faire attention aux égratignures. Il faut aussi se rappeler que le poids des vélos et la pression des courroies peuvent contribuer à endommager le coffre et le pare-chocs du véhicule utilisé.» Un pensez-y bien, car les réparations sont toujours très coûteuses.

Dans son choix, il est toujours bon de se rappeler que la stabilité est le nerf de la guerre. Un support qui a des sangles latérales peut représenter un choix judicieux, à cet égard. À partir d’une centaine de dollars, on peut avoir un produit convenable… Pour un vélo à 4000$, oubliez ça!

Les supports installés sur une attache-remorque sont très populaires parce que c’est facile d’y harnacher un vélo plus lourd que la moyenne. On ne travaille pas à bout de bras. Inconvénients: avec l’ajout d’une charge à l’arrière du véhicule, ça peut compliquer les manoeuvres de stationnement et le véhicule a tendance à balancer un peu plus sur les routes cahoteuses. Si les vélos sont trop bas, ils peuvent accrocher en certains endroits.

«Le modèle le plus populaire, depuis trois ans, c’est le support à plateforme pour deux vélos (2EZ SportRack). Très facile à utiliser et peu dispendieux (environ 180$)», selon Luc-André Vigneault. Évidemment, le coût de l’attache-remorque n’est pas compris. «Il existe un modèle pour quatre vélos, mais c’est un peu encombrant.»

Dans la gamme des supports sur attache-remorque, le choix ne manque pas et les prix sont variés. On remarque cependant de nouveaux modèles avec deux bras et des stabilisateurs qui empêchent les vélos de basculer et de s’entrechoquer. Pas besoin, semble-t-il, de nombreuses sangles élastiques pour avoir un bon rendement… À partir de 200$, on peut trouver quelque chose d’intéressant.

Les meilleurs supports, selon notre spécialiste, sont ceux que l’on installe sur le toit de la voiture. «Ce sont les plus solides. Ils sont installés sur le centre de gravité de l’auto et le poids est réparti également sur la suspension. Autre avantage, ces supports, une fois installés et chargés de vélos, ne cacheront pas les phares arrières et la plaque d’immatriculation.»

Inconvénients: il ne faut jamais oublier qu’on a des vélos sur le toit quand on choisit sa place de stationnement (intérieur) ou que l’on passe dans des endroits où il y a des obstacles à faible hauteur (branches, cordes à linge…); la consommation d’essence peut être affectée par la présence de deux masses supplémentaires, sur le toit; ils peuvent être sensibles aux vents latéraux; ils peuvent parfois provoquer des turbulences et le bruit qui en découle devient insupportable. Un déflecteur ($$$), règle générale, corrige la situation; si vous changez de voiture, il faudra peut-être changer les bases (encore des $$$). Les conducteurs au pied pesant doivent aussi faire preuve de modération, dans leurs déplacements, car la vitesse limite suggérée par Thule est 100km/h. Mais le «look» sportif fait oublier toutes ces petites réserves!

Gros avantage: la valise est toujours accessible.

Les deux principales variantes de porte-vélos pour le toit sont: prise sur le cadre avec une mâchoire ajustable et prise par les pattes de fourche.

La première variante est très répandue mais elle ne convient pas à tous les types de vélos. «Dans le cas de supports avec mâchoires ajustables, il faut toujours faire attention à la grosseur du cadre de son vélo. Certains modèles surdimensionnés ne peuvent être insérés dans les mâchoires. Il faut également faire très atttention aux vélos dont le cadre est en fibre de carbone, car la pression des mâchoires, ajoutée aux vibrations et aux chocs de la route, peut causer de sérieux dommages à ceux-ci. Tous les supports avec des mâchoires sont à déconseiller pour les vélos en fibre de carbone», soutient Luc-André Vigneault.

Ses favoris sont ceux avec prise par les pattes de fourche. «Les vélos sont très stables. C’est solide et il n’y a pas de contact avec le cadre. Un inconvénient, cependant, il faut démonter la roue et la transporter à part. Il faut aussi vérifier si le modèle choisi convient à tous les types de vélo, dont ceux munis de freins à disque. Pour les vélos de descente, il faut un modèle avec appui sur les roues comme on en fait un chez Yakima

Pour un porte-vélos complet, sur le toît, l’investissement, pour un produit de qualité, va de 500 à 800$.

Vous avez un vélo tandem? Pas de problème, Thule offre un modèle pivotant qui permet le chargement par une seule personne.

En résumé, peu importe le véhicule, peu importe le vélo, il existe une solution qui vous conviendra. Reste à savoir si vous avez les moyens de vos ambitions…

¤ ¤ En tout temps, il faut s’assurer que les supports et les vélos ne seront pas des cibles de choix pour les voleurs. Quand ils ne sont pas intégrés au système, il faut ajouter les câbles, barrures et cadenas appropriés. Ou les démonter à chaque fois qu’on ne s’en sert pas.

¤ ¤ Les produits Thule et Yakima sont garantis à vie contre tout défaut de fabrication. Moins dispendieux, les porte-vélos SportRack le sont pour un an.

¤ ¤ La marque la plus populaire? «Thule, confirme, sans hésitation, Luc-André Vigneault. On vend toutes les bonnes marques, celle-là se démarque des autres. C’est une compagnie suédoise et leurs produits sont mieux adaptées aux rigueurs de notre climat.» Dans ses publications, la compagnie précise que 80 % des produits vendus en Amérique du Nord sont conçus et fabriqués aux États-Unis.

Pour joindre l’auteur de ces lignes:

clemelin@sommetduvelo.com

418-877-8937

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