Désolant!

octobre 21, 2008 by Christian Lemelin  
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Le projet de vélodrome, en Beauce, à l’évidence, ne laisse personne indifférent.

Il est toutefois désolant de lire autant de propos réducteurs venant d’individus qui, pourtant, devraient être les premiers à sauter dans le train. À mettre l’épaule à la roue.

C’est avec des gens qui ont des idées, de l’audace et de la persévérance que l’on bâtit une société saine, équilibrée, dynamique et productive.

En quoi le projet beauceron peut-il, de façon péremptoire et sur un ton parfois condescendant, être balayé du revers de la main quand on ne se donne même pas la peine de l’analyser sérieusement? On ne parle pas, ici, d’un équipement à vocation unique en plein milieu d’un champ, même si certains propos nous laissent croire que la Beauce, c’est presque l’Antarctique.

Et puisqu’on y est; les distances, l’éloignement des collèges et des universités… Sachez que l’Université Laval, l’Université du Québec et sa branche de Lévis, les cégeps de Lévis-Lauzon, de Sainte-Foy et F.-X. Garneau sont à une heure ou moins de Saint-Georges où, soit dit en passant, il y a quand même quelques institutions d’enseignement. Que fait-on du temps perdu dans les bouchons de circulation dans la région métropolitaine? Ciel, trouvez d’autres arguments!

Le bassin de population? Ça voudrait dire que rien n’est viable en dehors des grands centres? Que les régions sont condamnées à vivoter, à se vider de leurs meilleurs éléments, à mourir? Allons donc!

La rentabilité? Ça se mesure comment la rentabilité sociale?

La viabilité? Un vélodrome intégré à un concept multidisciplinaire, élément d’un ensemble ouvert à tous, douze mois par année, a certainement plus de chances de s’en tirer qu’une piste qui ne repose que sur elle-même.

Les coûts? Tout coûte plus cher dans les grands centres ou en périphérie.

Les échecs du passé? Ma foi, il y a longtemps qu’on aurait rayé le Québec de la carte!

La réussite est le lot de ceux qui ne reculent pas devant les premières difficultés. J’en sais quelque chose, car j’oeuvre dans le milieu du sport depuis plus de 35 ans. En 1993, quand j’ai participé au démarrage du projet de la Piste Jacques-Cartier/Portneuf, on me traitait de rêveur. Quinze ans plus tard, le Québec est tapissé de voies cyclables! Évidemment, on ne parle pas de la même clientèle, mais on ne parle pas, non plus, du même investissement. Quelques millions de dollars, sur les 43 projetés, pour l’ensemble du projet beauceron.

Pour reprendre les propos de Josée Robitaille: «Qu’est ce que vous avez à perdre à croire à la réalisation d’un projet du genre? De quoi avez-vous peur? Qu’est ce qui vous menace là-dedans?»

Un peu de calme, s’il vous plait! À défaut de participer, laissez les acteurs se manifester et, au besoin, retourner à leur planche à dessin…

Pour joindre l’auteur de ces lignes:

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Vélodrome en Beauce: pourquoi pas?

octobre 18, 2008 by Christian Lemelin  
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Superbe projet multidisciplinaire de 43M$, présenté cette semaine, à Saint-Georges. L’intérêt, pour les cyclistes, c’est qu’on y retrouve un vélodrome intégré à l’agrandissement du Centre sportif Lacroix-Dutil.

D’entrée de jeu, le maire Roger Carette n’endosse pas le projet. Il a ses raisons. Mais les poids-lourds qui font partie du comité (29 membres) qui s’est penché sur la question, ont travaillé sérieusement et ils ne baisseront pas les bras. À Saint-Georges, aussi surprenant que cela puisse paraître, les équipements sportifs ne sont pas à la hauteur. Il y a du rattrapage à faire dans toutes les disciplines. Les villes comparables, au Québec, sont beaucoup mieux équipées, ont constaté les membres du comité.

Quant au vélo, déjà bien implanté en Beauce, le projet de vélodrome viendrait combler un besoin criant, «non seulement pour le Québec, mais pour tout l’est de l’Amérique du nord», opine Francis Rancourt, coordonnateur de la Corporation du Grand Prix cycliste de Beauce. «Pour Saint-Georges, l’ajout d’un vélodrome représente un beau complément aux activités que l’on a déjà. On est capable de le faire virer et on a besoin d’équipements de ce genre (incluant la mise à niveau de toutes les infrastructures sportives) pour améliorer notre qualité de vie et, ainsi, retenir nos jeunes, nos travailleurs, nos cadres… Sans compter que ça peut avoir un impact important sur le tourisme, dans notre région», poursuit-il.

Le vélodrome, avec sa piste de 250 mètres, de calibre international, «permettrait de développer des athlètes, de rouler toute l’année et d’attirer des compétitions importantes. On peut même penser à la présentation des championnats de paracyclisme, en 2011», renchérit Sylvain Richard, coordonnateur à la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). Son organisme, évidemment, appuie la démarche «à 100%».

«C’est important d’avoir des équipements de ce calibre», ajoute-t-il. Privé d’un vrai vélodrome depuis plusieurs années, le Québec ne peut pratiquement plus rivaliser avec, notamment, l’Ontario et la Colombie-Britannique, dans le développement de coureurs de haut niveau.

Le vélodrome, avec son potentiel, son rayonnement, pourrait même être «la locomotive de ce projet, l’élément qui donnera du poid à toute la démarche, pour aller chercher les subventions nécessaires à sa réalisation», estime Sylvain Richard.

Inutile de jouer à l’autruche, le Québec fait pitié, avec son vélodrome extérieur, à Bromont. Cet équipement est nettement insuffisant, inapproprié. On ne développe pas des coureurs en annulant des courses à cause du mauvais temps, comme c’est arrivé quelques fois, cette année.

Mais pourquoi Saint-Georges, plutôt que Montréal? «On n’est pas obligé d’en avoir juste un. À Melbourne (Australie), ils en ont trois!», ajoute Sylvain Richard. «Il y a quelque chose dans l’air, dans la région de Montréal, mais le projet de Saint-Georges n’est pas incompatible. Au contraire. On peut avoir une piste de Formule 1 à un endroit (Beauce) et une piste de karting à un autre (région métropolitaine). Les deux seraient complémentaires», illustre-t-il.

Le journaliste Paul-André Parent, en présente les grandes lignes, sur editionbeauce.com ou par le biais de Vélo nouvelles (16 octobre). Je vous invite à en prendre connaissance et, si le coeur vous en dit, à manifester votre appui à ce beau projet, articulé et porté vers l’avenir.

«On espère que ça va se rendre à terme… mais il faudra être patient», conclut Francis Rancourt.

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